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mronimutsamudu
Description du blog :
"Quand nos responsables politiques nous désespèrent, osons leurs dire stop !" KAY
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
13.01.2008
Dernière mise à jour :
24.10.2009

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Chroniques des Insoumis

Mayotte, havre tropical pour les génocidaires rwandais Par Lisa Giachino | Journaliste | 27/03/2009

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par mronimutsamudu
Mayotte, havre tropical pour les génocidaires rwandais Par Lisa Giachino | Journaliste | 27/03/2009
Des Rwandais accusés d'avoir participé aux massacres de 1994 se fondent
dans la masse des demandeurs d'asile africains.[/SIZE]

(De Mayotte) Mardi 28 octobre 2008. Ce jour là à Mayotte, un enquêteur de la Police aux frontières (PAF) arrache un aveu inattendu à l'homme qu'il interroge.

Soupçonné d'être le cerveau d'un trafic de faux papiers, ce Rwandais qui possède un passeport au nom de Safari Senyamuhara, finit par admettre qu'il est connu sous une autre identité : Pascal Simbikangwa, ancien officier de renseignement rwandais.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, il est poursuivi par la justice de son pays pour son implication présumée dans le génocide des tutsis perpétré en 1994.

Dans les locaux de la police et au tribunal, ceux qui ont le réflexe de saisir « Pascal Simbikangwa » sur Google, tombent non seulement sur l'avis de recherche Interpol illustré d'une photographie de l'officier rwandais, mais également sur une série de documents qui l'accusent d'avoir torturé, organisé des massacres et des assassinats, et révèlent qu'il fut une plume virulente de la presse anti-tutsi.

Accusé d'avoir préparé le terrain au génocide
Un personnage peu commode surnommé « le tortionnaire », et qu'une caricature parue en 1992 dans un journal rwandais, représentait en rangers et tenue de camouflage, assénant des coups de matraque sur les pieds nus d'un journaliste…

« Senyamuhara » faisait partie du « Réseau Zéro », un groupe informel de responsables politiques et militaires qui a préparé le terrain pour le génocide de 1994, et est cité par une commission d'enquête internationale parmi les organisateur des exactions.

La nouvelle fait rapidement le tour des Comores, cet archipel où Simbikangwa a été assisté par les missions et secours catholiques de Grande Comore, Anjouan, puis Mayotte, la seule île restée sous administration française. Les « bonnes âmes » qui s'étaient fait un devoir de l'aider tombent des nues.

Ces dernières années, l'identité de cet homme aisément reconnaissable -il se déplace en fauteuil roulant- n'avait pourtant rien de secret pour qui voulait s'y intéresser.

« L'Africain en fauteuil » espérait bien bénéficier du statut de réfugié
Les Rwandais établis à Mayotte murmuraient que c'était un homme dangereux. Arrivé sur l'île en 2005, il avait posé son fauteuil au cœur d'un quartier populaire. L'endroit idéal pour qui veut se fondre dans le paysage : ici, le seul « étranger » surveillé de près, c'est la police venue cueillir son lot de « clandestins »…

Ses voisins connaissaient « l'Africain en fauteuil ». En plus de son trafic de faux papiers et en guise de couverture, il donnait des cours de soutien aux gamins du quartier. Suivant les indications d'un réfugié rwandais, je l'avais trouvé sans difficulté, quelques semaines avant son arrestation.

Demandeur d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), il se disait confiant :

« Le statut de réfugié ? Je l'aurai, et sinon je partirai ailleurs ! De toutes façons, l'Ofpra n'est pas un organe judiciaire et Kigali ne peut rien faire contre moi : ils ont le bras trop court… »


Il faut dire qu'à l'époque, la myopie des forces de police semblait lui donner raison. Poursuivi dès 2006 pour une première affaire de faux papiers, il ne sera pas démasqué par les enquêteurs de la PAF. Il a fallu qu'il récidive, et qu'il soit entendu par un agent « plus perspicace et plus habitué à l'international que les autres », pour qu'enfin des vérifications soient menées, indique un proche du dossier.

La police de Mayotte n'était pas reliée au fichiers nationaux et internationaux
Un responsable de la police nationale avance une hypothèse cocasse pour expliquer ce ratage :

« Le système français se met en place peu à peu à Mayotte. Quand je suis arrivé, il y a six mois, je me suis rendu compte que nous n'étions pas reliés aux fichiers nationaux et internationaux.

Mais la plupart des collègues ne le savaient pas. Ils entraient une recherche et, si la personne n'était pas répertoriée sur l'île, ils ne trouvaient rien. »


Si la police ignorait à qui elle avait affaire, d'autres sources étaient cependant mieux informées. L'examen de la demande d'extradition émise par le Rwanda, en novembre dernier (lien vers encadré), a en effet révélé que l'Ofpra avait identifié l'ancien officier en étudiant sa demande d'asile. De même, les autorités rwandaises l'avaient localisé bien avant son arrestation…

Pour un Simbikangwa démasqué, combien de criminels moins célèbres passent entre les mailles du filet ? Depuis 2001, Mayotte est une destination connue par les Africains des Grands Lacs, qui embarquent depuis la Tanzanie et font étape aux Comores indépendantes.

Les Rwandais sont les plus nombreux. En 2007, sur environ 430 demandes d'asile de Rwandais enregistrées par l'Ofpra dans l'ensemble de la France, plus de 120 émanaient de Mayotte.

A Mayotte, « il y a les vrais et les faux réfugiés »
Parmi les demandeurs, d'authentiques victimes, mais aussi un bataillon de jeunes venus tenter leur chance en s'inventant un douloureux passé, et enfin un certain nombre d'acteurs et de sympathisants du génocide…

« Il y a les vrais et les faux réfugiés », estime une Rwandaise qui a perdu des proches en 1994 :

« Ceux qui n'ont pas la conscience tranquille cherchent à se cacher quand tu les salues en kinyarwanda. Ils essaient tous de partir en Europe. Mayotte, c'est une vraie plaque tournante. »


Deux exemples parmi d'autres :

Ngenzi Octavien, ancien maire et responsable local du MRND, le parti au pouvoir durant la préparation du génocide, est recherché par la justice rwandaise. Ceux qui le connaissent affirment qu'il a adopté un nom comorien, ne garde jamais longtemps la même adresse ni le même numéro de téléphone.
Ancien employé d'une société pétrolière, Isaac ne se cache pas d'avoir fait partie, en 1993, des fondateurs de la Radio télévision libre des Mille Collines, fameuse pour avoir exhorté les Hutu à massacrer leurs concitoyens. Il prétend qu'il ne pensait pas à mal et voulait simplement investir son argent ; l'Ofpra ne partage pas ses vues et lui a refusé le statut de réfugié politique.
Quant à Safari Senyamuhara, il reste incarcéré à Mayotte dans le cadre des affaires de faux papiers pour lesquelles il a été arrêté. Début novembre, la demande d'extradition vers le Rwanda déposée par Kigali a été refusée, faute de garanties suffisantes que son procès serait équitable. Une inertie que le Collectif des parties civiles pour le Rwanda déplore.


Vite dit

Publié le 25/01/2008 à 12:00 par mronimutsamudu
"Al-watwan n’est pas exempt de critiques, pas plus qu’il ne prétend être l’exemple parfait d’une presse libre, mais, il a le mérite aujourd’hui de dire ce qu’il pense, en toute liberté et sans ces ciseaux de jadis. S’il m’était demandé de citer la principale avancée démocratique du régime Sambi, je citerais ce vent de liberté qui souffle sur Al-watwan. Pour vu que ça dure !"
Inoussa journaliste/Reporter d'Al watwan.

CHRONIQUE DES INSOUMIS

Publié le 20/01/2008 à 12:00 par mronimutsamudu
Chaque lundi je partage avec vous, ma pensée, votre pensée par le biais de cette rubrique. J’ai été ému de ce courrier que j’ai eu en même temps avec le tract de Monsieur Djaffar Salim, voulant justifier la chasse à l’homme qu’ils ont livré contre moi. J’avais décidé de ne rien dire sur cet égarement intellectuel d’un grand frère mais je ne pouvais pas passer sous silence cette réaction d’un ami. Cela mérite bien « Une chronique des insoumis » puisque je le suis. A ceux qui ne l’auront pas compris…


Anjouan entre imposteurs, loups et moutons

Portrait d’un imposteur attitré ?
Le Larousse définit un imposteur comme une personne qui trompe par des fausses apparences, et qui se fait passer pour quelqu’un d’autre.
Qui veut tromper qui? Et qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas ? Telles sont les questions que je me suis posé.
Je m’attendais donc à un exposé clair et précis démontant et démontrant l’imposture du journaliste que le lecteur allait découvrir au bout du communiqué.
La plus grosse des impostures me saute aux yeux avant même de lire le communiqué. Le communiqué n’a ni signature, ni en-tête. Alors qu’il a l’apparence d’un communiqué officiel. En effet il l’est. Il émane du ministère de l’Intérieur d’Anjouan qui se cache derrière un faux nom pour publier ses écrits mensongers sur le net. A l’évidence l’imposteur ne peut pas être Kamal qui signe ses articles et précise l’objet de son blog : dénoncer (le mensonge et la propagande de la dictature) et partager l’information (qu’elle ne peut pas nous donner).
Mais l’imposture continue avec la première phrase. Elle donne un début de réponse à mes questions. « Le frère Kamal A Y, journaliste autodidacte, déshonore ce noble métier en étant la voix de la haine,…de l’appel à la guerre civile »
Frère Kamal !? Une fausse amabilité qui trahit l’auteur, habitué à la flagornerie et aux trahisons de ses amis et proches! Il est vrai qu’en tant que jeune loup aux dents longues, il est prêt à vendre sans problème de conscience père, mère et encore plus frères et soeurs et même sa femme pour quelques millions de francs. Que n’a-t-il pas fait pour mettre en faillite l’entreprise familiale ? Un boutre que sa famille restaure péniblement sans sa participation. Jusqu’où ne s’est il pas abaissé pour se maintenir à son poste de ministre? N’a –il pas récemment voulu débarquer son neveu maire de Mutsamudu devenu incontrôlable et difficile à faire bêler? Kamal un autodidacte ? Et alors il est autodidacte mais il assure. Je ne vois pas en quoi il faut designer du doigt les autodidactes ? Dans notre pays qui ne peut offrir à tous l’éducation et l’enseignement nécessaires à l’épanouissement de tout un chacun, les autodidactes qui ont choisi d’y rester et de contribuer avec modestie et succès à notre développement méritent plus d’égard que certains diplômés des grandes écoles et autres « hommes d’expérience » qui se comportent en dignes héritiers des VAT (Volontaires pour l’Anéantissement du Territoire).
Kamal la brebis galeuse du journalisme?
Ce n’est pas l’avis des quelques 7170 personnes qui ont visité son ancien blog le mois dernier. Et des 1170 autres qui l’ont suivi sur son nouveau blog ouvert depuis une semaine. Que d’autres journalistes reprennent ses informations montre, s’il en est besoin, qu’il est sérieux dans son travail et que ses analyses ne sont pas superficielles. En tout cas elles sont plus consistantes que les affirmations sans fondements qu’on veut nous faire gober au travers de ce communiqué anonyme accusant Kamal d’inciter les jeunes à la violence, à la haine, à l’intolérance et de pousser par sa plume à la guerre fratricide entre Comoriens. Mais où va-t-il chercher tout cela ?
Sur près de 150 articles publiés depuis un peu plus de 7 mois, que j’ai quotidiennement parcourus je n’ai pu trouver que l’expression d’un homme libre et qui, à visage découvert, refuse de baisser les bras. Privé de salaire, de liberté d’exercer et de circuler librement, ne pouvant rester indifférent au sort réservé à ses concitoyens, il continue contre vents et marées à nous informer sur une réalité que l’on cherche à nous cacher, à dénoncer le drame humain perpétré par une poignée de gens avide et cupide et enfin à nous donner espoir du fait même de sa résistance.
J’ai du mal à croire à la sincérité des larmes de vieux crocodile versées sur la carrière détruite du jeune journaliste Kamal. Non monsieur le lâche, qui n’ose pas assumer ses actes, l’avenir de Kamal est devant lui. Je reste convaincu que son indépendance d’esprit, son opiniâtreté dans le travail, sa loyauté et son honnêteté intellectuelle permettront à Kamal de mieux nous informer dès lors qu’il disposera pleinement de sa liberté de circuler dans une île débarrassée de la dictature et de la pensée unique « séparatiste » érigée en système étouffant dans l’œuf toute velléité d’informer et d’éduquer les citoyens sans forcement plaire au pouvoir en place.
Arrêtez messieurs d’agiter des épouvantails et de nous faire croire que Kamal travaille pour l’avènement d’une dictature de mollahs. La dictature n’est pas à venir. Elle est là, réelle. Le cas de Kamal, obligé de se cacher en est la parfaite illustration. Cette dictature est également vécue par une population au quotidien à Anjouan. Une population qui n’a pas pu choisir librement ses dirigeants et qui aujourd’hui est privée d’eau, d’électricité, de carburant, de liberté de parler, d’écouter et de voir autre chose que RTA… bref de vivre tout simplement comme des hommes. Et non comme des moutons prêts à se faire dévorer par des loups. La violence est là, visible à l’œil nu, de par les arrestations arbitraires perpétrées par des hommes cagoulés. Encore des lâches malgré leurs fusils. Oui la haine hélas est déjà là attisée par les tortures, les viols, les licenciements abusifs… Les faits sont là et têtus. N’inversez donc pas l’ordre des choses. La dictature, la violence, la haine c’est votre œuvre avec d’autres responsables. Loup parmi les loups, vous en rendrez tous compte.

Khayyam

Vite dit.

Publié le 20/01/2008 à 12:00 par mronimutsamudu
Pensée du jour.

Quoique je ne suis pas convaincu que ce qui se trame est du seul fait des désirs de nos dirigeants.
Je crains que ceux qui poussent vers le pire, d'un côté, ne soient pas les mêmes, de l'autre côté.
J'ai assez vu de nos lâchetés et hypocrisies, pour ne pas douter qu'il y ait les mêmes forces du mal, qui travaillent dans les deux sens, au détriment de notre survie: en tant qu'Etat-nation-archipel, composé d'Ajouan, de Mayotte, de Mohéli et de N'Gazidja!

Wa Billahi Tawufik!
S. H. H.