Actualite regionale et Internationale
Posté le 20.01.2008 par mronimutsamudu
CLICANOO.COM | Publié le 20 janvier 2008
Une cinquantaine de personnes se sont réunies hier devant le palais de justice de Champ-Fleuri pour protester contre la mesure d’expulsion prise par le tribunal administratif à l’encontre de la famille Nourdine, originaire des Comores. Titulaire d’un niveau bac + 5, Rashad, le père de famille, qui dispose d’un visa de travail pour Mayotte, avait profité d’un séjour touristique à la Réunion pour trouver du travail et s’y installer, avant de faire venir sa femme et ses deux enfants. Titulaire d’un contrat de travail en bonne et due forme, bénéficiaire de la Sécurité sociale, il est pourtant considéré en situation irrégulière à la Réunion, les visas pour Mayotte n’étant pas extensibles à un département français depuis le retrait d’un amendement qui l’autorisait en mai 2006. Une injustice pour les proches de cette famille bien intégrée, qui doit être renvoyée vers les Comores mardi. Elle conserve néanmoins le droit de retourner vivre et travailler à Mayotte. Une pétition circule pour demander le réexamen de ce dossier et une nouvelle manifestation est envisagée d’ici mardi.
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Posté le 17.01.2008 par mronimutsamudu

Décidemment, les comoriens sont championnes toutes catégories. Nos voisins malgaches ont de l’humour pour ce qui nous arrive. Nos confrères de l’Express de Madagascar ressort des tiroirs, un anciens tube de Mahaléo pour égailler leur site internet. Là-bas chez les gens de la terre rouge, les comoriens s’appellent tout simplement, « les Coma » suivez mon regard. Mais ce qui est piquant dans l’histoire, ceux qui connaissent la langue malgache sauront analysés le lyric de cette chanson dès l'ouverture de la page d'accueil. Vous comprendrez que les boutres à voile que des aïeuls prenez pour fuir la misère permanente de ces îles de la lune vers Madagascar, ne ressemblaient à rien aux supers Kwassa d’aujourd’hui, des "Chilili-Express" pour Mayotte. Que de la misère pour les « coma ». Faites un petit tour pour constater vous-même et méditez. Après, à vos commentaires.Je ne crois pas en tout cas à l’innocence de mes collègues qui se payent un vilain plaisir à s’apitoyer sur notre sort sur fond de moquerie miséreuse des "Coma". Ce n’est pas innocent en tout cas.
Lien:
http://www.lexpressmada.com/
Posté le 17.01.2008 par mronimutsamudu
Une nouvelle personne qui sera à la tête du secrétariat de la Commission de l’océan Indien (COI), la présidence qui sera assurée par les Comores, sans parler des négociations sur les Accords de partenariat économique. Tout cela à travers une nouvelle stratégie de com, comme nous l’explique la Comorienne Fatoumia Ali Bazi. Une année remplie de changements en perspective…
● La COI se fait discrète dans la presse...Est-ce un manque d’intérêt des journalistes ou un déficit de communication de votre part ?
Vous savez, pour chaque lancement d’un programme, pour chaque projet qui démarre, pour la moindre activité, on invite la presse locale avant-même la presse régionale. Les journalistes sont toujours pris ailleurs, sauf ceux de la MBC qui nous assurent une bonne couverture je dois le reconnaître... C’est peut-être une question de priorités et aussi d’intérêt. Même pour un projet comme celui lié a la connectivité. Un autre exemple : pour la journée portes ouvertes de la COI, dont le but est d’assurer une meilleure visibilité des actions de la commission, le nombre de visiteurs à Maurice est de loin le plus faible, je dirais même très minime, que celui des éditions similaires tenues dans d’autres pays. C’est dommage puisque le siège de la COI se trouve a Maurice.
● Vous avez là une plate-forme pour communiquer...Quels seront les moments pour 2008 ?
Le Conseil des ministres se tiendra au mois de mars et suite à cela, la présidence passera aux Comores. De même, Mme Monique Andreas-Esoavelomandroso, la Secrétaire générale, arrive au bout de son mandat de quatre ans.
● Sait-on déjà qui la remplacera ?
...Cette question ne relève pas de mon ressort. C’est une question politique.
● Et quid des nouveaux projets maritimes pour la zone ?
L’année s’annonce riche en changements. Le plan régional de surveillance de pêche atteindra sa vitesse de croisière. Par ailleurs, la COI met en oeuvre un plan de contrôle, qui grâce a des subventions de la Direction générale de la Pêche et de l’Aquaculture de la Commission européenne, permet d’affréter des navires de contrôle et des avions de patrouille pour éradiquer la zone de pratique de pêches illégales. Ce plan régional est passé récemment dans sa phase opérationnelle. La première mission de contrôle s’est déroulée au nord de Madagascar. Des inspecteurs malgaches, seychellois, mauriciens et comoriens participent à cette opération d’envergure. Il en est de même pour le réseau des aires marines protégées et de l’autoroute maritime qui passent à la vitesse supérieure. Pour rappel, la finalité est de contribuer au maintien de la biodiversité et des ressources marines et côtières mais aussi de prévenir tout déversement d’hydrocarbures dans la région.
● Où en est par ailleurs le projet de l’Observatoire des droits de l’enfant de la région (ODEROI) ?
Âpres un état des lieux des diverses formes de violence qui affectent les enfants de notre région, compilé dans un rapport, se poursuit un plaidoyer au niveau de la région en faveur d’une poursuite de l’harmonisation des lois nationales. L’ODEROI qui a déjà abattu un gros travail avec le soutien du Fonds des Nations unies pour l’enfance et de l’université de Maurice, est appelé à jouer un rôle clé dans la coopération régionale concernant tout ce qui touche à l’enfant et à son épanouissement.
● C’est un peu dommage que tous ces projets passent sous silence...
La COI existe de par ses projets. Il faut, c’est vrai, harmoniser le tout, accroître sa visibilité. Au départ, la COI n’avait pas de fonds pour assurer sa communication. Depuis peu, cet état des choses a été revu. On réfléchit aujourd’hui a comment doter le service de la com d’une ligne directrice. La Commission revoit sa stratégie de com. Il convient de souligner d’autre part que pour toutes ces initiatives, le Secrétariat général est là pour accompagner les acteurs économiques et sociaux. C’est à eux d’en profiter !
● Il y a aussi la communication entre les îles elles-mêmes qu’il faut revoir. Les prix des billets d’avion découragent les échanges, il en est de même pour les lignes maritimes...
On est conscient que c’est effectivement un frein a la coopération mais aussi à l’échange culturel. C’est un problème d’ordre économique. Par exemple, il n’y a pas de vol entre mon pays (NdlR Comores) et Maurice. Il faut passer par Tana puis rallier Majunga, ou alors passer par La Réunion.
Portrait Express
Profil
Fatoumia, dans son élément…
Née a Moroni, la Comorienne Fatoumia Ali Bazi connaît bien la COI. Après des études d’administration publique à l’École nationale d’administration marocaine, elle intègre le ministère des Affaires étrangères des Comores, avant d’être nommée Officier permanent de liaison pour son pays auprès de la COI, poste qu’elle occupera de 1996 à 2005.
Depuis, elle est chargée de mission, basée au secrétariat de la COI. «Je connais bien la commission puisque j’ai été des deux côtes de la barrière.»
Source: Nad SIVARAMEN L'Express de Maurice le 17 janvier 2008
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