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mronimutsamudu
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La dictature, c'est 'ferme ta gueule' ; la démocratie, c'est 'cause toujours'. Jean-Louis Barrault
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Blog Actualité
Date de création :
13.01.2008
Dernière mise à jour :
11.07.2008
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Posté le 17.01.2008 par mronimutsamudu
Grande descente au marché

Panique générale hier du côté du marché où dans la matinée s’est déroulée une opération conjointe police gendarmerie de grande envergure afin de lutter contre l’immigration clandestine. Les marchands à la sauvette étaient les premiers visés et le piège a parfaitement fonctionné car aucune échappatoire n’était possible, les forces de l’ordre ayant bouclé tout le quartier. Les gendarmes la PAF ainsi que la police urbaine ont procédé à plus d’une centaine d’interpellations et 65 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées et placées en garde à vue. Ce genre d’opération qui par le passé à montré son efficacité, sert à lutter contre les clandestins mais aussi à protéger les commerçants du marché qui eux sont en règle et qui se plaignent de plus en plus de cette concurrence déloyale. Ces opérations servent aussi à permettre à la police et la gendarmerie de mettre leurs moyens en commun pour travailler ensemble de manière efficace.

Une bande de cambrioleurs Interpellée.

Les gendarmes de la brigade de Pamandzi ont, à l’issue d’une enquête longue et minutieuse réussi à démanteler une sacrée bande de cambrioleurs qui depuis plusieurs semaine écumaient des appartements et maisons de Petite Terre. Les voleurs récupéraient tout ce qui leu tombait sous la main notamment des objets de valeurs, bijoux, caméscopes ordinateurs appareils photos. Bref que du matériel de prix, qu’ils revendaient ensuite à des copains. Une petite entreprise bien huilée qui malheureusement pour eux à tourné court, car il y a eu un cambriolage de trop. Les gendarmes, avisés de ce cambriolage et grâce à un témoignage précis des objets volés, ont réussi à mettre la main sur un individu qui a avoué être dépositaire d’un parti du matériel volé. Aussitôt les gendarmes ont flairé bon coup, estimant que le quidam devait avoir quelques informations sur d’autres cambriolages, ce qui leur a permis de remonter la filière et d’interpeller ce week-end pas moins de 15 individus soupçonnés d’une dizaine de cambriolages perpétrés entre mai 2007 et janvier 2008. Mais la surprise de l’affaire c’est que les jeunes gens arrêtés sont tous mineurs. Ils seront donc convoqués devant le juge pour enfants.
Source textes et photo : Les Nouvelles de Mayotte du 17 janvier 2008



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Musiques des Îles.

Posté le 17.01.2008 par mronimutsamudu
Chaque jour son tube.

Le malheur de ce pays vient du fait que nous avons tous trahi notre indépendance, notre patrie. Nassadjah dans sont tube Indépendance, l’avait bien vu.
Son associé au billet :

Moquerie pas innocent.

Posté le 17.01.2008 par mronimutsamudu
Décidemment, les comoriens sont championnes toutes catégories. Nos voisins malgaches ont de l’humour pour ce qui nous arrive. Nos confrères de l’Express de Madagascar ressort des tiroirs, un anciens tube de Mahaléo pour égailler leur site internet. Là-bas chez les gens de la terre rouge, les comoriens s’appellent tout simplement, « les Coma » suivez mon regard. Mais ce qui est piquant dans l’histoire, ceux qui connaissent la langue malgache sauront analysés le lyric de cette chanson dès l'ouverture de la page d'accueil. Vous comprendrez que les boutres à voile que des aïeuls prenez pour fuir la misère permanente de ces îles de la lune vers Madagascar, ne ressemblaient à rien aux supers Kwassa d’aujourd’hui, des "Chilili-Express" pour Mayotte. Que de la misère pour les « coma ». Faites un petit tour pour constater vous-même et méditez. Après, à vos commentaires.Je ne crois pas en tout cas à l’innocence de mes collègues qui se payent un vilain plaisir à s’apitoyer sur notre sort sur fond de moquerie miséreuse des "Coma". Ce n’est pas innocent en tout cas.
Lien: http://www.lexpressmada.com/

INTERVIEW DE FATOUMIA ALI BAZI, CHARGEE DE MISSION, RESPONSABLE DE COM: «Une nouvelle stratégie de c

Posté le 17.01.2008 par mronimutsamudu
Une nouvelle personne qui sera à la tête du secrétariat de la Commission de l’océan Indien (COI), la présidence qui sera assurée par les Comores, sans parler des négociations sur les Accords de partenariat économique. Tout cela à travers une nouvelle stratégie de com, comme nous l’explique la Comorienne Fatoumia Ali Bazi. Une année remplie de changements en perspective…

● La COI se fait discrète dans la presse...Est-ce un manque d’intérêt des journalistes ou un déficit de communication de votre part ?

Vous savez, pour chaque lancement d’un programme, pour chaque projet qui démarre, pour la moindre activité, on invite la presse locale avant-même la presse régionale. Les journalistes sont toujours pris ailleurs, sauf ceux de la MBC qui nous assurent une bonne couverture je dois le reconnaître... C’est peut-être une question de priorités et aussi d’intérêt. Même pour un projet comme celui lié a la connectivité. Un autre exemple : pour la journée portes ouvertes de la COI, dont le but est d’assurer une meilleure visibilité des actions de la commission, le nombre de visiteurs à Maurice est de loin le plus faible, je dirais même très minime, que celui des éditions similaires tenues dans d’autres pays. C’est dommage puisque le siège de la COI se trouve a Maurice.


● Vous avez là une plate-forme pour communiquer...Quels seront les moments pour 2008 ?

Le Conseil des ministres se tiendra au mois de mars et suite à cela, la présidence passera aux Comores. De même, Mme Monique Andreas-Esoavelomandroso, la Secrétaire générale, arrive au bout de son mandat de quatre ans.


● Sait-on déjà qui la remplacera ?

...Cette question ne relève pas de mon ressort. C’est une question politique.


● Et quid des nouveaux projets maritimes pour la zone ?

L’année s’annonce riche en changements. Le plan régional de surveillance de pêche atteindra sa vitesse de croisière. Par ailleurs, la COI met en oeuvre un plan de contrôle, qui grâce a des subventions de la Direction générale de la Pêche et de l’Aquaculture de la Commission européenne, permet d’affréter des navires de contrôle et des avions de patrouille pour éradiquer la zone de pratique de pêches illégales. Ce plan régional est passé récemment dans sa phase opérationnelle. La première mission de contrôle s’est déroulée au nord de Madagascar. Des inspecteurs malgaches, seychellois, mauriciens et comoriens participent à cette opération d’envergure. Il en est de même pour le réseau des aires marines protégées et de l’autoroute maritime qui passent à la vitesse supérieure. Pour rappel, la finalité est de contribuer au maintien de la biodiversité et des ressources marines et côtières mais aussi de prévenir tout déversement d’hydrocarbures dans la région.


● Où en est par ailleurs le projet de l’Observatoire des droits de l’enfant de la région (ODEROI) ?

Âpres un état des lieux des diverses formes de violence qui affectent les enfants de notre région, compilé dans un rapport, se poursuit un plaidoyer au niveau de la région en faveur d’une poursuite de l’harmonisation des lois nationales. L’ODEROI qui a déjà abattu un gros travail avec le soutien du Fonds des Nations unies pour l’enfance et de l’université de Maurice, est appelé à jouer un rôle clé dans la coopération régionale concernant tout ce qui touche à l’enfant et à son épanouissement.


● C’est un peu dommage que tous ces projets passent sous silence...

La COI existe de par ses projets. Il faut, c’est vrai, harmoniser le tout, accroître sa visibilité. Au départ, la COI n’avait pas de fonds pour assurer sa communication. Depuis peu, cet état des choses a été revu. On réfléchit aujourd’hui a comment doter le service de la com d’une ligne directrice. La Commission revoit sa stratégie de com. Il convient de souligner d’autre part que pour toutes ces initiatives, le Secrétariat général est là pour accompagner les acteurs économiques et sociaux. C’est à eux d’en profiter !


● Il y a aussi la communication entre les îles elles-mêmes qu’il faut revoir. Les prix des billets d’avion découragent les échanges, il en est de même pour les lignes maritimes...

On est conscient que c’est effectivement un frein a la coopération mais aussi à l’échange culturel. C’est un problème d’ordre économique. Par exemple, il n’y a pas de vol entre mon pays (NdlR Comores) et Maurice. Il faut passer par Tana puis rallier Majunga, ou alors passer par La Réunion.



Portrait Express

Profil

Fatoumia, dans son élément…
Née a Moroni, la Comorienne Fatoumia Ali Bazi connaît bien la COI. Après des études d’administration publique à l’École nationale d’administration marocaine, elle intègre le ministère des Affaires étrangères des Comores, avant d’être nommée Officier permanent de liaison pour son pays auprès de la COI, poste qu’elle occupera de 1996 à 2005.

Depuis, elle est chargée de mission, basée au secrétariat de la COI. «Je connais bien la commission puisque j’ai été des deux côtes de la barrière.»


Source: Nad SIVARAMEN L'Express de Maurice le 17 janvier 2008

Un nouveau gouvernement à Mohéli

Posté le 17.01.2008 par mronimutsamudu
Voici la composition du nouveau gouvernement de Mohéli

Saïd Ben Ousseine
Ministre du budget, de l’économie, du commerce, du plan et de la coopération décentralisée, chargé des relations avec les institutions (ce département est rattaché à la présidence).


M. Abdourahmane Ben Cheikh Achiraf
Ministre de l’administration territoriale de la justice chargé et de la sécurité intérieure, porte parole du gouvernement.

Mahamoud Harouna
Ministre des transports, postes et télécommunications, de l’Energie, de l’information et des infrastructures, chargé des sociétés d’Etat

M. Daroussi Bacar Issouf
Ministre de la production rurale, du tourisme et de l’artisanat

M. Milissane Hamdia
Ministre des affaires sociales chargé de l’environnement


Quatre ministres délégués

M.Aboubacar Hassane Ali,
Ministre délégué auprès de la présidence, chargé de l’économie et du plan

Mme Bouchrati Abdoulhalim
Ministre déléguée auprès du ministère des Affaires sociales, chargé de la santé publique, de l’environnement, de l’artisanat, de la population et du genre

M. Abdourazakou Boina Heri,
Ministre délégué auprès du ministre de l’administration territoriale, chargé de la fonction publique et des collectivités décentralisées

M. Soibahadine Abdou Bacar,
Ministre délégué auprès du ministre des transports et des infrastructures, chargé des travaux publics, de l’urbanisme, de l’énergie et des ressources hydrauliques

Assemblée de l’Union : Un malheur ne vient jamais seul.

Posté le 16.01.2008 par mronimutsamudu
Le bureau de l’assemblée de l’Union vient de se renouveler, comme le veut, son règlement intérieur. C’est le duo CRC/Mohamed Bacar, qui rafle la mise des postes. Sambi perd des partenaires de taille dans l’exécutif de l’assemblée de l’Union. Si les ennemis jurés d’hier s’entendre à lui rendre la vie impossible, Sambi doit dès maintenant retrousser son Djouba et serrer son turban. Sambi aura surement du fil à retordre.

Les News des Comores.

Posté le 16.01.2008 par mronimutsamudu
Violation flagrante du droit et de la liberté d’expression.

Si les faits relatés par mon ami Inoussa sont exactes et je n’en doute pas, il y a là une violation flagrante du droit de la personne et de la liberté d’expression. Nous assistons à l’exportation des violations de ces principes d’Anjouan à Moroni. Je lance un vibrant appelle à tous les journalistes de réagir pour que ces genres de pratiques cessent enfin dans notre pays. Fermer sa bouche, c’est, consentir à la généralisation de la dictature dans notre pays. Un journaliste ne ferme pas sa gueule, il réagit.

Un journaliste comorien interpellé par la Direction de la sureté.

Le journaliste El-Had Said Omar, directeur de publication du quotidien La Gazette des Comores et patron de l’agence de presse HZK (Habari Za Komor), a passé plus de cinq heures de temps, hier mardi 15 janvier, dans les locaux de la Direction nationale de la Sûreté du territoire (DNST). Son crime est d’avoir écrit, dans une brève parue dans l’édition de la veille, que le nouveau patron des Renseignements généraux, M. Mfoihaya, avait un autre nom (son vrai patronyme, d’après certaines sources). Pour avoir, en outre, précisé que Mfoihaya avait auparavant travaillé à la préfecture de Moroni, El-Had Said Omar est accusé d’avoir voulu le rabaisser. Pour ces deux simples motifs qui auraient mérité un simple démenti de la part de l’intéressé, le directeur de la Gazette a été donc convoqué à la DSNT. Le maitre des lieux, M. Abdou Achirafi, l’a traité de « imbécile et de malhonnête » (sic). N’aurait été l’intervention du directeur de cabinet de la présidence chargé de la défense, notre confrère aurait passé la soirée à la DSNT.
Source: Inoussa


Crise anjouanaise : Six personnes interpellées et deux autres recherchées

Mutsamudu, lundi 14 janvier 2008 (HZK-Presse) – Six personnes ont été interpellées durant le week-end dernier et deux autres sont activement recherchées par la force de gendarmerie d'Anjouan (FGA) dans le cadre de l'enquête ouverte à Mutsamudu suite à l'incendie de la nuit du mardi au mercredi 9 janvier dernier, a appris HZK-Presse, de sources policières.
Trois véhicules dont la voiture de service de la directrice générale du service des douanes de l'île ont été incendiés cette même nuit et des slogans favorables à un débarquement militaire à Anjouan ont été inscrits sur des murs de la capitale de l'île, Mutsamudu, mais aussi dans les villes de Mirontsy et Ouani.
« C'est la première fois dans l'histoire d'Anjouan qu'un tel événement s'est produit à Mutsamudu en dehors de toute manifestation », écrit un communiqué du parquet de l'île autonome d'Anjouan daté du 13 janvier 2008 dont une copie est parvenue à HZK-Presse, lundi matin.
Selon des sources proches de l'enquête, « cet acte n'a été qu'une première étape d'un plan de déstabilisation d'Anjouan dont les commanditaires seraient les autorités de l'Union. »
Dans la nuit du lundi au mardi, écrit le communiqué du parquet de Mutsamudu, « un acte terroriste a été perpétré et revendiqué dans l'instant par le clan du président Sambi (...) et cela est visible à l'œil nu dans le site et blog de l'Union des Comores. »
A la suite des enquêtes, poursuit-il, « deux personnes soupçonnées d'avoir pris une part importante à ce délit furent interpellées et mises en garde à vue à la gendarmerie de Sangani, et au cours des enquêtes, elles ont dénoncé leurs complices et les instigateurs du forfait. »
Les enquêtes se poursuivent, ajoute le communiqué, « sous le principe avéré que tout citoyen arrêté est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit prouvée devant le tribunal. »
« Les personnes n'ayant pas des charges suffisantes ou innocentées seront relâchées, le parquet et l'instruction veilleront à ce que les enquêtes se déroulent dans le respect du droit de chaque inculpé », conclut le communiqué.

Depuis plusieurs jours, la tension est restée très vive à Anjouan où les rumeurs continuent à faire état d'un débarquement militaire annoncé depuis Moroni comme « imminent », pour renverser le pouvoir du colonel Mohamed Bacar et « rétablir l'autorité de l'Union » dans l'île.


Source : Hamid Ahmed 140108/ha/hzkpresse /6h00


Moroni abrite une réunion des chefs d’état-major de la région.

Les chefs d’état-major des douze pays de l’Afrique de l’Est sont en conclave depuis hier mardi 15 janvier à Moroni. L’objectif de cette réunion est d’élaborer ensemble une politique commune de défense et de sécurité au niveau de la zone. Les Comores assurent, cette année, la présidence de la Brigade est-africaine en attente (EASRIG), l’unité régionale des forces de l’Union africaine. « L’Afrique reste toujours confrontée à de trop nombreuses crises politiques et sociales qui souvent débouchent sur des conflits armés et nécessitent des interventions extérieures » a déclaré le vice-président de l’Union des Comores, M. Iklilou Dhoinine. Il a particulièrement cité l’exemple des Comores, qui font actuellement face à une rébellion armée dans une partie du territoire, Anjouan. « Nous vivons aujourd’hui les limites de notre organisation quand il s’agit d’imposer les résolutions qu’elle prend en matière de paix et de sécurité » a ajouté M. Dhoinine.
Source: Inoussa

CRISE ANJOUANAISE: Le choix de l’option militaire

Posté le 16.01.2008 par mronimutsamudu
[b]Publié dans l'édition du 16 janvier 2008 (page 7)

Ils étaient un millier de personnes rassemblées place de l’indépendance pour soutenir l’idée d’un débarquement militaire pour libérer Anjouan. Des hautes personnalités de la classe politique et de la société civile ont pris la parole pour dire que les négociations étant bloquées, il est temps d’user de tous les moyens y compris les armes.[/b]


Ceux qui connaissent les Comores, le calme et la sympathie de ses habitants, ne manqueront pas de s’étonner de la fièvre qui règne à Moroni et à Mutsamudu ces derniers jours. A 10 jours de l’expiration du second ultimatum fixé par l’Union Africaine à la junte au pouvoir à Anjouan, la tension est montée d’un cran.
Ayant compris que la Communauté Internationale ne prendra aucune mesure en dehors des pressions diplomatiques pour restaurer l’autorité de l’Etat sur l’île rebelle, le Président Sambi ne manque pas une semaine sans exprimer sa détermination à mettre fin à cette crise y compris par la force.
Depuis, dans les administrations, les places publiques, les médias et même dans les familles que ce soit à Ngazida ou à Anjouan le seul sujet de conversation est le débarquement militaire. Jamais un sujet aussi délicat que le choix des armes pour résoudre un problème politique, ne s’est autant banalisé.


Une opération de rétablissement de l’ordre et non une guerre

Toihir, un ancien ministre, estime que par ces cris de guerre, le Chef de l’Etat veut pousser l’opinion internationale à accélérer la recherche d’une solution rapide. Et au ministre d’ajouter : "c’est une fuite en avant, car s’il n’y a pas de solution, il devra effectivement intervenir militairement et là il ne peux pas compter sur le soutien de puissances étrangères. "
Pour d’autres, ce n’est qu’un épouvantail destiné à éprouver les nerfs de la junte, et en même temps rassurer ses partisans harcelés à Anjouan et contenir ses opposants à Moroni.
Les opposants à la guerre ont essayé de montrer les conséquences d’une entreprise par essence faite d’incertitudes, de souffrances humaines et de dégâts matériels pour un pays pauvre et faiblement peuplé. De plus, certains émettent des doutes quant à la volonté et à la performance d’une armée qui a toujours baissé les armes lors des coups d’Etat de Bob Denard.
Conscient de ce fait, le Chef d’état-major de l’armée disait à ses hommes qu’il y va de la crédibilité de l’institution militaire de défendre pour une fois l’intégrité territoriale et l’Unité Nationale. Il a poursuivi en ces termes : " l’échec de notre armée sera de ne pas intervenir à Anjouan car je le précise bien, s’agissant d’une intervention à l’intérieur de nos frontières, nous n’allons pas faire une guerre mais une opération de rétablissement de l’ordre ".
Le ton ainsi donné, la question du débarquement militaire est devenu public. Le rassemblement du 14 janvier dernier, place de l’indépendance était un soutien de la population à la résolution de la crise séparatiste par des moyens militaires. " Nous sommes réunis sur cette place parce que nous sommes convaincu que la Communauté Internationale va continuer à faire des réunions alors que notre pays se désagrège depuis 10 ans. Nous soutenons notre armée dans sa décision de mettre fin une fois pour toute à la prise en otage d’une partie de notre pays ", s’est exclamé un des orateurs sous les applaudissements de plus d’un millier de personnes.


[b]De notre correspondant,
A. Mohamed
[/b]


Musiques des Îles

Posté le 16.01.2008 par mronimutsamudu
Chaque jour son tube.

Aujourd'hui Place à la nouvelle génération consciente. Nous allons à Domoni découvrir les talents d’un jeune artiste. Il s’appelle Hissaoui, qui dénonce les dangers de la traversée périlleuse vers Mayotte. A vos commentaires.
Son associé au billet :

Arrêtons le massacre.

Posté le 15.01.2008 par mronimutsamudu
On ne compte plus les corps dans les abysses de l’Archipel des Comores. Pourquoi les compter ? Malgré les incessantes actions pour faire valoir le droit comorien à se déplacer dans l’Archipel des Comores, dont Mayotte fait partie, les clandestins continuent d’entreprendre le dangereux voyage à bord du kwassa kwassa pour gagner l’Eldorado mahorais.

Le kwassa kwassa est-il devenu symbole de résistance, face aux patrouilleurs français ? Parce que pour l’heure, c’est lui que l’on accuse, jugé vétuste et dangereux. On ne manque pas aussi de filer les passeurs, de les condamner. Les clandestins sont victimes d’une chasse exemplaire, pour assumer la politique française du chiffre. Et qu’enfin, Mayotte devienne Département français ! Que l’on punisse le passeur, on dira que c’est bien. Quoiqu’il demeure des circonstances atténuantes. La situation comorienne est déplorable, par ses tensions politiques, le manque de dispositions sanitaires, d’eau potable surtout. Quelque part, on peut comprendre nos amis comoriens. La France est terre de liberté, qui impose dans les premières lignes de sa Constitution l’égalité des droits des citoyens. Lors de la séparation de l’Archipel des Comores, seule Mayotte profite réellement de l’aide française, et accroît son développement, malgré de nombreuses lacunes que la départementalisation devra prendre en compte et savoir régler. Les Comoriens veulent aussi profiter du développement. Que leur reproche-t-on ? Ah, oui, maintenant des îles sœurs ne peuvent plus s’entendre, parce qu’un État au passé colonialiste l’impose ?
La solution, c’est le développement

Développons les Comores. Est-ce la seule réponse au problème de l’immigration clandestine ? Peut-être que cela réduira de manière significative le nombre de candidats à la clandestinité. Apportons leur les conditions de vie de qualité. Vivre dans l’incertitude du lendemain, sans avenir, avec de surcroît un régime politique instable, en constante discorde. Ce qui est vrai pour l’île d’Anjouan. Voilà qui explique la volonté d’aller vers l’eldorado mahorais. Peut-être que la communauté internationale pourrait s’inquiéter de cette situation. Mais l’on préfère arborer le nombre de décédés, noyés, disparus en mer, faire des reportages « coup de pub », des flashs infos captivants. Mais cela n’arrêtera pas le flux clandestin. « Le pire, c’est que les clandestins sont reconduits à la frontière, et on leur impose de reprendre le kwassa kwassa pour rejoindre leurs îles d’origine. Moi, ça m’écoeure tout ça, mais qu’est-ce que j’y peux ? Ce n’est pas ma toute petite voix qui va changer les choses. D’abord, il faudrait que les Mahorais et les Comoriens se lient face à ce problème qui n’en est pas un. Pour moi qui suis mahorais, je ne le vois pas comme un problème. C’est une chose normale pour un comorien de venir à Mayotte, comme il est normal pour moi de partir sur la grande Comore, ou Anjouan. Avant c’était comme ça, sans litige. Pour moi, ce serait l’Archipel tout entier qui devrait devenir français. Mais, c’est chose impossible », déclare Ahmed M. qui vit à La Réunion depuis une quinzaine d’années. Et de poursuivre « ce qui me paraît le plus vraisemblable, c’est que l’on agisse pour le développement des Comores, et que l’on arrête de jouer le jeu de la ségrégation entre les îles indépendantes et la seule devenue française. Mais ce que je veux dire, c’est que la solution c’est le développement des Comores ». Le 9 février prochain, une marche sera organisée pour que cette situation détestable cesse. Kwassa Océan Indien devrait davantage communiquer sur cette action dans les semaines à venir. Pour l’heure, il serait bien de compter sur le maximum de réunionnais, pour donner un message fort. Oui, il faut que cela cesse, que l’on n’entende plus parler de catastrophes, de noyades, de portés disparus. Mais le dit-on ?

Bbj Publié dans l'édition du 15 janvier 2008 du Témoignages La Réunion. (page 7)

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Lettre ouverte aux Français

Chers concitoyens,
Voilà à peine douze ans, la France et le reste du monde sont indifférents aux conséquences de l’immigration clandestine entre les îles de Mayotte et d’Anjouan. Un drame humain sans précédent, accentué par la traversée clandestine de 70km de côtes séparant l’île de Mayotte, collectivité départementale française et l’Union des Comores. Plus de 4500 morts !
L’archipel des Comores, situé entre le sud-est du continent africain et Madagascar, est constitué de quatre îles : la Grande Comore, Anjouan, Moheli et Mayotte. Anciennes colonies françaises, ces îles partagent une langue, une culture et une population homogène. Leur destin politique fut commun jusqu’au lendemain de l’année 1974. Le résultat d’un référendum d’autodétermination, contesté par l’ONU, scinde l’archipel en deux entités politiquement différentes : d’une part la République fédérale islamique des Comores aujourd’hui Union des Comores et d’autre part la collectivité française de Mayotte. Malgré d’incessantes résolutions onusiennes, l’île de Mayotte reste dans le giron français. Les inégalités de développement, la croissance démographique galopante, la fracture sociétale et l’instabilité politique des Comores engendrent un déplacement massif de Comoriens vers Mayotte.
Pour contenir cette migration, la liberté de circulation entre Mayotte et le reste des Comores est entravé en 1995. Un visa est requis pour les ressortissants comoriens pour toute entrée ou séjour à Mayotte. Cette barrière politico-administrative engendre une frustration conduisant à l’immigration clandestine à bord d’embarcations de fortune - kwassa kwassa - à la source de nombreux chavirages. En l’absence d’observatoire, l’on estime à plus d’un millier de morts par an, dont 21 morts et 46 disparus pour le seul été 2007. Un phénomène devenu la première cause de mortalité au sein de l’archipel des Comores. Ô combien de vies brisées. Ô combien d’enfants n’ayant pas vu leurs parents revenir à la maison.
En dépit de ce cimetière marin, les migrants à Mayotte, estimés à 55.000 sur une population totale de 160.265 selon l’INSEE, sont victimes de patrons voyous qui les emploient sans la moindre protection sociale. Face à une population mahoraise désabusée, désemparée et dépassée, les migrants deviennent des boucs émissaires au point qu’un maire ait ordonné l’incendie de leurs habitations. Nous ne sommes pas loin de l’affaire des paillotes corses. De fortes tensions sociales restent palpables. Néanmoins brisons les tabous et exigeons l’arrêt de ce fléau par des solutions pérennes et humaines.
N’est-il pas temps de dire tout simplement stop à cette traversée de la mort ? N’est-il pas temps que la politique de coopération bilatérale franco-comorienne investisse dans l’amélioration des infrastructures hospitalières déjà existantes aux Comores ? N’est-il pas temps de privilégier l’éducation par l’amélioration de la formation du corps enseignant, par la relance d’une augmentation des infrastructures d’accueil ? N’est-il pas temps d’apporter des solutions face aux jeunes comoriens ayant quitté le système scolaire sans aucune qualification ? N’est-il pas temps de revoir la rigueur douanière que subissent les denrées comoriennes à l’entrée de Mayotte afin de favoriser l’artisanat au sein de l’archipel ? N’est-il pas temps d’établir des partenariats d’échanges universitaires pour favoriser l’émergence de pôles de compétences et de recherches scientifiques ?
Chers concitoyens, cette traversée clandestine demeure un véritable drame humain, stoppons ce phénomène en exigeant de nos élus et représentants d’Etat d’inscrire les solutions humaines à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale.
Signons la pétition pour dire NON à la traversée de la mort.


STOP KWASSA ! Collectif des jeunes franco-comoriens contre la traversée de la mort.
www.stop-kwassa.org.
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