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mronimutsamudu
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"Quand nos responsables politiques nous désespèrent, osons leurs dire stop !" KAY
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Blog Actualité
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13.01.2008
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Mayotte, havre tropical pour les génocidaires rwandais Par Lisa Giachino | Journaliste | 27/03/2009

Mayotte, havre tropical pour les génocidaires rwandais Par Lisa Giachino | Journaliste | 27/03/2009

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par mronimutsamudu
Mayotte, havre tropical pour les génocidaires rwandais Par Lisa Giachino | Journaliste | 27/03/2009
Des Rwandais accusés d'avoir participé aux massacres de 1994 se fondent
dans la masse des demandeurs d'asile africains.[/SIZE]

(De Mayotte) Mardi 28 octobre 2008. Ce jour là à Mayotte, un enquêteur de la Police aux frontières (PAF) arrache un aveu inattendu à l'homme qu'il interroge.

Soupçonné d'être le cerveau d'un trafic de faux papiers, ce Rwandais qui possède un passeport au nom de Safari Senyamuhara, finit par admettre qu'il est connu sous une autre identité : Pascal Simbikangwa, ancien officier de renseignement rwandais.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, il est poursuivi par la justice de son pays pour son implication présumée dans le génocide des tutsis perpétré en 1994.

Dans les locaux de la police et au tribunal, ceux qui ont le réflexe de saisir « Pascal Simbikangwa » sur Google, tombent non seulement sur l'avis de recherche Interpol illustré d'une photographie de l'officier rwandais, mais également sur une série de documents qui l'accusent d'avoir torturé, organisé des massacres et des assassinats, et révèlent qu'il fut une plume virulente de la presse anti-tutsi.

Accusé d'avoir préparé le terrain au génocide
Un personnage peu commode surnommé « le tortionnaire », et qu'une caricature parue en 1992 dans un journal rwandais, représentait en rangers et tenue de camouflage, assénant des coups de matraque sur les pieds nus d'un journaliste…

« Senyamuhara » faisait partie du « Réseau Zéro », un groupe informel de responsables politiques et militaires qui a préparé le terrain pour le génocide de 1994, et est cité par une commission d'enquête internationale parmi les organisateur des exactions.

La nouvelle fait rapidement le tour des Comores, cet archipel où Simbikangwa a été assisté par les missions et secours catholiques de Grande Comore, Anjouan, puis Mayotte, la seule île restée sous administration française. Les « bonnes âmes » qui s'étaient fait un devoir de l'aider tombent des nues.

Ces dernières années, l'identité de cet homme aisément reconnaissable -il se déplace en fauteuil roulant- n'avait pourtant rien de secret pour qui voulait s'y intéresser.

« L'Africain en fauteuil » espérait bien bénéficier du statut de réfugié
Les Rwandais établis à Mayotte murmuraient que c'était un homme dangereux. Arrivé sur l'île en 2005, il avait posé son fauteuil au cœur d'un quartier populaire. L'endroit idéal pour qui veut se fondre dans le paysage : ici, le seul « étranger » surveillé de près, c'est la police venue cueillir son lot de « clandestins »…

Ses voisins connaissaient « l'Africain en fauteuil ». En plus de son trafic de faux papiers et en guise de couverture, il donnait des cours de soutien aux gamins du quartier. Suivant les indications d'un réfugié rwandais, je l'avais trouvé sans difficulté, quelques semaines avant son arrestation.

Demandeur d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), il se disait confiant :

« Le statut de réfugié ? Je l'aurai, et sinon je partirai ailleurs ! De toutes façons, l'Ofpra n'est pas un organe judiciaire et Kigali ne peut rien faire contre moi : ils ont le bras trop court… »


Il faut dire qu'à l'époque, la myopie des forces de police semblait lui donner raison. Poursuivi dès 2006 pour une première affaire de faux papiers, il ne sera pas démasqué par les enquêteurs de la PAF. Il a fallu qu'il récidive, et qu'il soit entendu par un agent « plus perspicace et plus habitué à l'international que les autres », pour qu'enfin des vérifications soient menées, indique un proche du dossier.

La police de Mayotte n'était pas reliée au fichiers nationaux et internationaux
Un responsable de la police nationale avance une hypothèse cocasse pour expliquer ce ratage :

« Le système français se met en place peu à peu à Mayotte. Quand je suis arrivé, il y a six mois, je me suis rendu compte que nous n'étions pas reliés aux fichiers nationaux et internationaux.

Mais la plupart des collègues ne le savaient pas. Ils entraient une recherche et, si la personne n'était pas répertoriée sur l'île, ils ne trouvaient rien. »


Si la police ignorait à qui elle avait affaire, d'autres sources étaient cependant mieux informées. L'examen de la demande d'extradition émise par le Rwanda, en novembre dernier (lien vers encadré), a en effet révélé que l'Ofpra avait identifié l'ancien officier en étudiant sa demande d'asile. De même, les autorités rwandaises l'avaient localisé bien avant son arrestation…

Pour un Simbikangwa démasqué, combien de criminels moins célèbres passent entre les mailles du filet ? Depuis 2001, Mayotte est une destination connue par les Africains des Grands Lacs, qui embarquent depuis la Tanzanie et font étape aux Comores indépendantes.

Les Rwandais sont les plus nombreux. En 2007, sur environ 430 demandes d'asile de Rwandais enregistrées par l'Ofpra dans l'ensemble de la France, plus de 120 émanaient de Mayotte.

A Mayotte, « il y a les vrais et les faux réfugiés »
Parmi les demandeurs, d'authentiques victimes, mais aussi un bataillon de jeunes venus tenter leur chance en s'inventant un douloureux passé, et enfin un certain nombre d'acteurs et de sympathisants du génocide…

« Il y a les vrais et les faux réfugiés », estime une Rwandaise qui a perdu des proches en 1994 :

« Ceux qui n'ont pas la conscience tranquille cherchent à se cacher quand tu les salues en kinyarwanda. Ils essaient tous de partir en Europe. Mayotte, c'est une vraie plaque tournante. »


Deux exemples parmi d'autres :

Ngenzi Octavien, ancien maire et responsable local du MRND, le parti au pouvoir durant la préparation du génocide, est recherché par la justice rwandaise. Ceux qui le connaissent affirment qu'il a adopté un nom comorien, ne garde jamais longtemps la même adresse ni le même numéro de téléphone.
Ancien employé d'une société pétrolière, Isaac ne se cache pas d'avoir fait partie, en 1993, des fondateurs de la Radio télévision libre des Mille Collines, fameuse pour avoir exhorté les Hutu à massacrer leurs concitoyens. Il prétend qu'il ne pensait pas à mal et voulait simplement investir son argent ; l'Ofpra ne partage pas ses vues et lui a refusé le statut de réfugié politique.
Quant à Safari Senyamuhara, il reste incarcéré à Mayotte dans le cadre des affaires de faux papiers pour lesquelles il a été arrêté. Début novembre, la demande d'extradition vers le Rwanda déposée par Kigali a été refusée, faute de garanties suffisantes que son procès serait équitable. Une inertie que le Collectif des parties civiles pour le Rwanda déplore.




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:: Les commentaires des internautes ::

robert le 07/04/2009
bonsoir, je vient de faire un tour sur ton blog , j'aime bien il et tres sympa et tres riche, bonne continuation @+ robert
http://robert87300.centerblog.net