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mronimutsamudu Description du blog :
La dictature, c'est 'ferme ta gueule' ; la démocratie, c'est 'cause toujours'. Jean-Louis Barrault Description audio !
Catégorie : Blog Actualité Date de création :
13.01.2008 Dernière mise à jour :
11.07.2008
Une descente inhabituelle des FGA depuis ce matin à Mutsamudu. A l’heure où je vous écris ce billet, au moins cinq personnes ont été interpellé. Dans ce lot, figure le Directeur régional de l’Immigration, Mohamed Sidi et Loukmane Badrane, les gendarmes fidèles à Bacar chercheraient activement d’autres jeunes et proches de Sambi. Beaucoup sont ceux qui pensent à Mutsamudu que ces arrestations ont un lien direct avec la décision de l’union africaine.
Si la décision du CPS de lundi soir a crée un certain désespoir pour une grande partie de la population anjouanaise, le camp rebelle est ébullition. On redouterait à Daru Nadjah, une anticipation du débarquement. Alors il fallait vite réagir pour couper tout soutien interne à l’Union.
Cette décision de prolonger de 30 jours les sanctions contre les rebelles devrait arranger le Colonel Bacar, mais le contraire se produit. La pression sur la population civile n’a pas baissé, au contraire, les arrestations ont repris ce matin, les recherches se sont poursuivies jusqu’à tard en fin d’après midi. Une logique de méfiance et de peur a atteint les rebelles qui pourraient selon des avis concordants, redouter une réaction de l’Union dans les heures qui viennent. A Moroni, rien à signaler dans les milieux du pouvoir central qui hésiterait entre dénoncer la décision du CPS et lancer l’opération de libération ou bien favoriser le dialogue tant attendu et voulu par l’Union africaine. Une position jugé d’ « une lâcheté démesuré de la part de cette organisation qui devrait disparaitre ». me confie un collègue au téléphone.
Comment donc, une réunion qui devrait avoir lieu le 24 s’est déroulée le 21 janvier sans que la partie comorienne ne soit mise au courant ? La délégation comorienne devant prendre part à cette réunion prévue initialement le 24 décembre pour coïncider avec la fin de la prorogation de soixante jours. Mais bizarrement, le CPS s’est réunie hier et la décision est tombée. « Peut être que pour l’organisation panafricaine, la théorie de vouloir mettre dans le fait accompli le président Sambi sur le nombre d’otages qu’aura séquestré les rebelles, pourraient le convaincre de discuter » me confiait un ami dès la sortie de l’info.
La vie est pleine de Machaka, un opus de Papa Levis. Sa majesté Papa Levis s’enracine aujourd’hui comme le roi incontesté du zouk comorien. Dans cette merveille, Roiyida pose sa remarquable petite note vocale. C’est du 100% comorien !
Deux jours avant la date butoir du 24 janvier avant laquelle Mohamed Bacar devait organiser de nouvelles élections à Anjouan –date fixée par l'Union africaine (UA) en novembre dernier-, et alors que le président de fait anjouanais s'oppose à un nouveau scrutin, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'organisation panafricaine a dévoilé le 21 janvier au soir une nouvelle décision qui prône le statu quo.
Dans un bref communiqué, le CPS affirme s'être réuni le 21 janvier et avoir décidé "de proroger, pour une période additionnelle d’un mois, les mesures imposées à l’encontre des autorités illégales d’Anjouan, telles que stipulées au paragraphe 5 du communiqué PSC/PR/Comm (XCV), adopté lors de sa 95ème réunion tenue le 10 octobre 2007, et prorogées par le communiqué PSC/PR/Comm(CII), adopté lors de sa 102ème réunion tenue le 26 novembre 2007". Ces mesures concernent une soixantaine de personnalités dirigeantes ou proches du régime Bacar, interdites de sortir du territoire comorien, et dont les avoirs financiers ont été gelés –il ne s'agit pas, comme l'écrivent certains journaux, d'un embargo. Ce blocus, débuté en octobre dernier, sera donc valable jusqu'à la prochaine décision de l'Union africaine, fin février.
Le CPS proroge également le mandat de la Mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’Union africaine (MAES) aux Comores, au pays depuis mai 2007, "en attendant la réunion ministérielle envisagée des pays de la région qui doit réexaminer la situation et soumettre des recommandations sur la voie à suivre."
Cette décision va à l'encontre de la volonté de Sambi, qui souhaite d'ores et déjà lancer une offensive armée contre le régime illégitime du colonel Bacar, estimant que le dialogue est définitivement rompu. La rapide décision du CPS avant même la fin de la précédente décision, et alors que l'armée comorienne se prépare à un débarquement, dénote une divergence de vue entre le président de l'Union des Comores et l'organisation panafricaine qui, sous l'impulsion de l'Afrique du Sud, privilégie toujours la voie diplomatique. Début janvier, Pretoria avait invité Bacar à se rendre en Afrique du Sud pour un nouveau round de négociations –invitation que l'Union des Comores avait critiquée. VM
Info ou intox ? Quelle est la réelle situation à Anjouan ? Ce qui est sur c’est que le président auto proclamé
Mohamed Bacar n’a pas cédé face aux pressions de l’Union Africaine qui lui a demandé de revenir à de meilleurs sentiments, le menaçant d’un débarquement armé si nécessaire. Inflexible, le commandant n’a pas donné suite.
Or, selon un communiqué de Mohamadi Nansuri Riziki, président de la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme, la situation dans l’île serait alarmante car, en vue d’un débarquement, Mohamed Bacar retiendrait des
citoyens dans des conditions désastreuses afin d’en faire des bouliers humains. Selon ce communiqué, des arrestations aussi arbitraires de quotidiennes auraient lieu, avec viols, violences et séquestrations sans motif. Les agents de l’Etat n’auraient pas non plus été payés depuis des mois selon ce communiqué, qui explique aussi
que la presse est muselée.
Mohamadi Riziki explique également que la population d’Anjouan fuit massivement vers Mohéli et Grande Comore. Pourtant, des avions continuent leurs vols sur Anjouan à partir de Mayotte ce qui prouverait que la situation n’est pas aussi tendue que veut bien le faire croire la Fondation comorienne des droits de l’homme dans ce communiqué alarmiste demandant une enquête internationale sur la violation des droits humains à Anjouan. Sources : Les Nouvelles de Mayotte.
Je ne croix pas que le simple fait que des avions continuent leurs vols sur Anjouan, prouverait à lui seul que tout va bien à Anjouan. Par contre, je ne suis pas au courant d’un cas avéré de viol à Anjouan comme le dit le communiqué de la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme. C’est une organisation très bien renseignée tout de même. J’ouvre une enquête.
Des bruits de plus en plus persistants à Anjouan font état du départ imminent de Mohamed Bacar mardi ou mercredi. Vrai ou faux ? Personne dans l’entourage immédiat de Bacar ne confirme cette option. Par contre, Daru Nadjah attendrait une délégation française qui devrait pouvoir convaincre le Colonel à lâcher le pouvoir moyennant quelques garanties, mais dès à présent, Daru Nadjah monterait les enchères en exigeant beaucoup plus de largesse, me confiait hier soir un proche de Daru Nadjah qui préfère garder l’anonymat. Au MIREX, rien de prévu dans ce sens. La préoccupation du moment là-bas, c’est de pouvoir faire partir la délégation comorienne qui doit prendre part à la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine qui se tiendra à Addis-Abeba le 24 janvier prochain. Les rebelles nourrissent des espoirs à leurs fidèles qu’une délégation anjouanaise sera de la partie.
Tel est pris, qui croyait prendre?
L’affaire du moment à Anjouan, un réseau de trafic de faux billet en phase d’être démente. Ces derniers jours, en parallèle des enlèvements nocturne, un cheveu vient de tomber dans la soupe. Une affaire de faux billet. Un ressortissant originaire de l'Afrique de l'Est est arrêté pour un trafic de faux billet au milieu de la semaine dernière. Il est bien traité à la manière des FGA, selon des témoins. Certains de ses complices auraient déjà quitté Anjouan. Les descentes musclées d'hommes cagoulés à Bandrani Mtsangani comme chez la famille Nokowa à Hampandre Mutsamudu sont qualifiées de poudre aux yeux. En effet ce trafic présent à Anjouan depuis plusieurs années n'est rendu possible qu'avec la complicité de l'entourage de Mohamed Bacar. Le député de la région de Pomoni Mohamed Soumaila a été pendant un moment écarté du cercle proche de M Bacar, du fait trop voyant de ses activités illicites. Pour cause d'élections de l'exécutif de l'ile de l’année dernière Mohamed Soumaila, est redevenu fréquentable et s’affichait même avec le Colonel.
un fait nouveau cette fois, un nouveau rentre en scène. On parlerait de Majunga le garde corps personnel et fidèle de M Bacar qui est dans les collimateurs de Daru Nadjah. C’est lui qui assurerait l’intendance du trafic, mais hélas, la confiance chez Bacar est de mise. Il y aurait eu 2 livraisons de faux billets sans problème. La mauvaise qualité des billets du 3eme lot aurait dévoilé au grand jour ce trafic. Mais ne dites rien car les tontons macoutes augmenteront la prime pour ma capture. Je parie que cela n'ira pas loin. Ce sera comme le coup de Lafole avec le holdup du Trésor d'Anjouan de 2005. J’ai pisté l’affaire et je vous promets de vous faire la lumière sur cette affaire très prochainement.
Sous aucun prétexte, je ne pouvais rater de partager avec vous un des articles de Monsieur Djaffar Salim qui s’improvise journaliste lui aussi. Ce papier que j’ai eu par le biais d’un fidèle de mronimutsamudu. Dommage que je ne suis pas libre de mes mouvements, je pourrais lui fournir les photos. Malgré tous ces effort pour redorer son blason chez le Colonel, des sources dignes de foi, m’alertent que Monsieur Djafar n’a plus l’estime d’avant à Daru Nadjah. Il n’est pas écarté que si Mohamed Bacar s’en sorte indemne (politiquement) de cette crise, il ne figurerait pas parmi ses proches d’avenir. Pour montrer sa docilité et son efficacité, avec le soutien de Mohamed Ahmed, le porte-parole du gouvernement Bacar, ils organisent le 15 janvier à Pomoni une réunion des fidèles à Pomoni avec le tapage médiatique qui en est suivi. Bizarre tout de même lorsqu’on sait que Monsieur Djaffar Salim n’a pas la quotte dans la région. Mais les gens changent n’est ce pas ? Djafar Salim est considéré comme celui qui n’a pas hésité à ordonner d’ouvrir le feu contre la population de Pomoni qui voulait sauvegarder des poteaux de Comores-Télécom destinés à vulgariser la téléphonie dans la région et qui faisait l’objet d’un trafic de récupération politique par le gouvernement Bacar. Ce maintien de l’ordre à balles réelles avait en 2006 plusieurs blessés.
Oser, nos ministres. Vouloir montrer qu’ils ont récupéré le fief de Mohamed Djaffar, c’est vraiment osé !
LA REGION DE CHISSIWANI SE MOBILISE
Dimanche, 13 Janvier 2008 a vu se tenir un grand rassemblement à l’entrée de la ville de Pomoni entre les localités de Lingoni et de Pomoni.
De Sima à Moya, les Chissiwaniens s’étaient très tôt donné rendez-vous au lieu du rassemblement pour faire une évaluation de la situation socio-politique dans l’île d’Anjouan en particulier et dans l’Union des Comores en général (de septembre 199 7 à nos jours)
Les 5 régions d’Anjouan se valent en terme de force de revendication agissante des aspirations légitimes et profondes d’Anjouan depuis le début de la révolution « rouge » anjouanaise.
Cette grande messe politique qui a tenu toutes ses promesses va se généraliser dans les 4 autres chefs lieux selon les organisateurs.
Les participants ont voulu démontrer leur ferme détermination en la lutte anjouanaise pour une autonomie pleine et entière et leur attachement indéfectible à ne plus céder au chantage et aux intimidations.
Anjouan, faut-il le rappeler, a payé un lourd tribut depuis l’expression de son ras-le- bol vis-à-vis de la défunte République Fédérale des Comores et sa volonté sans cesse renouvelée de voir le bien-être des populations comoriennes connaître un meilleur sort.
Ce rassemblement de la mouvance présidentielle proche du Président BACAR a vu communier des centaines de militants et délégués de tous les villages de la région de Chissiwani qui ont voulu, par ce geste, exprimer le refus de mettre l’île d’Anjouan à feu et à sang. Ceci, bien entendu, en se servant de la région de Chissiwani comme base arrière comme le souhaiterait un enfant de la région, ancien allié du Président BACAR. Aujourd’hui Vice-président de l’Assemblée de l’Union des Comores, Mohamed Djanfari, devenu entre temps le nouvel allié du Président Sambi.
Les orateurs ont exprimé l’exaspération de toute une population devant les privations, les vexations, les sanctions arbitraires qu’exerce le régime Sambi à l’encontre de l’île d’Anjouan. Jamais un enfant d’Anjouan n’aura fait autant de mal, autant de dégâts à son île natale. En cela, le Président Sambi a innové mais dans le pire, cela s’entend.
D’un commun accord, les participants ont condamné ceux qui attisent les haines et les divisions entre Anjouanais et Comoriens. Ils affirment ainsi que c’est la population anjouanaise que le Président Sambi assassine en asphyxiant l’économie de l’île.
Ils regrettent toutes manœuvres du Président Sambi visant à instaurer la guerre civile entre Comoriens.
Ils expriment leur profonde inquiétude face aux graves conséquences économiques et sociales des mesures prises par l’Union Africaine à la demande du gouvernement de l’Union à l’encontre de l’île d’Anjouan.
Ils réclament un sursaut patriotique et font appel à la sagesse pour éviter un bain de sang entre Comoriens.
Ils souhaitent que les deux parties en conflit soient ramenées à la table de négociation afin de trouver une issue pour le rétablissement de la paix sociale et de la concorde nationale.
Enfin, ils dénoncent tous les mensonges pernicieux colportés par les proches du Président Sambi dans une ultime tentative pour berner l’opinion internationale.
[b]FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L HOMME
FCDH
BP 310 email: fcdh@comorestelecom.km ou fcdh_comores@yahoo.fr
Téléphone : 00269 711543
MUTSAMDU ANJOUAN COMORES
RAPPORT SUR LA SITUATION HUMANITAIRE A ANJOUAN[/b] La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) sur la base des informations recueillies sur le terrain et vérifiées avec la plus grande rigueur scientifique, est préoccupée par la situation qui prévaut dans l’île comorienne d’Anjouan.
En effet depuis que le Président de l’Union des Comores a exprimé sa volonté de rétablir l’autorité de la république par un débarquement militaire dans l’île d’Anjouan en proie à la sécession depuis une décennie, les autorités de fait de cet île multiplient les exactions et les violations des droits humains :
- des arrestations sont quotidiennes et les victimes subissent des tortures de toutes sortes . Des prisonniers sont victimes d’abus sexuels et certains sont injustement maintenus en geôle pour servir de bouclier humain en cas de débarquement militaire ;
- les agents de l’état ou des sociétés d’état soupçonnés de manque de sympathie envers les autorités rebelles, sont révoqués et privés injustement de leur salaire.
- Les émetteurs de la radio et de la télévision nationales ont été démantelées et les médias privés fermés, privant ainsi la population anjouanaise d’une information équilibrée et librement choisie ;
- Devant la terreur de tous les instants et les menaces de toutes sortes, mille trois cent cinquante sept anjouanais ont fui leur île d’origine pour aller résider à Mohéli toute proche mais surtout à la Grande Comore , la capitale fédérale où ils espèrent mieux survivre en espérant des jours meilleurs. Ceux-ci vivent dans des conditions peu enviables dans la mesure où aucun organisme étatique ne leur vient en aide et sur le plan international, ils ne peuvent être considérés comme des réfugiés politiques dans la mesure où ils se sont déplacés dans leur propre pays même s’ils vivent dans des conditions proches de ceux qui fuient leur pays d’origine. Nous ne disposons pas de source fiable à Mayotte pour livrer des données en ce qui concerne les anjouanais qui ont préféré se rendre dans cette île comorienne sous administration étrangère. D’autres n’ont d’autres choix que de rentrer dans la clandestinité en vivant notamment dans des conditions peu humaines dans la brousse ;
- Les agents de l’état n’ont pas perçu leur salaire depuis des mois plongeant cette catégorie socio professionnelle dans la misère. Le reste de la population n’est pas épargnée par la misère . Pire, on assiste à une pénurie de produits de première nécessité dont le pétrole. La raréfaction de cette denrée vitale provoque un déboisement sans précédant qui à la longue va constituer un désastre écologique et économique ;
Devant l’ampleur des violations des droits humains et de la montée de la pauvreté, la FCDH lance un appel à la communauté internationale pour que :
- une enquête internationale sur la violation des droits humains à Anjouan soit menée dans les meilleurs délais et des pressions exercées à l’endroit des autorités de fait qui ont pris cette île et sa population en otage pour que cessent les violations des droits humains. Tous ceux qui seraient coupables de violations de droits humains doivent être poursuivis par une juridiction internationale ;
- un langage de fermeté soit mené rapidement envers ces mêmes autorités de fait pour que des élections libres et démocratiques puissent se dérouler sans condition dans cette île afin de faire revenir Anjouan dans la légalité comorienne tout en évitant une option militaire aux conséquences multiples et désastreuses ;
- Toute option d’un embargo économique soit évitée dans la mesure du possible pour épargner à la population de privations et souffrances supplémentaires.
Chaque lundi je partage avec vous, ma pensée, votre pensée par le biais de cette rubrique. J’ai été ému de ce courrier que j’ai eu en même temps avec le tract de Monsieur Djaffar Salim, voulant justifier la chasse à l’homme qu’ils ont livré contre moi. J’avais décidé de ne rien dire sur cet égarement intellectuel d’un grand frère mais je ne pouvais pas passer sous silence cette réaction d’un ami. Cela mérite bien « Une chronique des insoumis » puisque je le suis. A ceux qui ne l’auront pas compris…
Anjouan entre imposteurs, loups et moutons
Portrait d’un imposteur attitré ? Le Larousse définit un imposteur comme une personne qui trompe par des fausses apparences, et qui se fait passer pour quelqu’un d’autre.
Qui veut tromper qui? Et qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas ? Telles sont les questions que je me suis posé.
Je m’attendais donc à un exposé clair et précis démontant et démontrant l’imposture du journaliste que le lecteur allait découvrir au bout du communiqué.
La plus grosse des impostures me saute aux yeux avant même de lire le communiqué. Le communiqué n’a ni signature, ni en-tête. Alors qu’il a l’apparence d’un communiqué officiel. En effet il l’est. Il émane du ministère de l’Intérieur d’Anjouan qui se cache derrière un faux nom pour publier ses écrits mensongers sur le net. A l’évidence l’imposteur ne peut pas être Kamal qui signe ses articles et précise l’objet de son blog : dénoncer (le mensonge et la propagande de la dictature) et partager l’information (qu’elle ne peut pas nous donner).
Mais l’imposture continue avec la première phrase. Elle donne un début de réponse à mes questions. « Le frère Kamal A Y, journaliste autodidacte, déshonore ce noble métier en étant la voix de la haine,…de l’appel à la guerre civile »
Frère Kamal !? Une fausse amabilité qui trahit l’auteur, habitué à la flagornerie et aux trahisons de ses amis et proches! Il est vrai qu’en tant que jeune loup aux dents longues, il est prêt à vendre sans problème de conscience père, mère et encore plus frères et soeurs et même sa femme pour quelques millions de francs. Que n’a-t-il pas fait pour mettre en faillite l’entreprise familiale ? Un boutre que sa famille restaure péniblement sans sa participation. Jusqu’où ne s’est il pas abaissé pour se maintenir à son poste de ministre? N’a –il pas récemment voulu débarquer son neveu maire de Mutsamudu devenu incontrôlable et difficile à faire bêler? Kamal un autodidacte ? Et alors il est autodidacte mais il assure. Je ne vois pas en quoi il faut designer du doigt les autodidactes ? Dans notre pays qui ne peut offrir à tous l’éducation et l’enseignement nécessaires à l’épanouissement de tout un chacun, les autodidactes qui ont choisi d’y rester et de contribuer avec modestie et succès à notre développement méritent plus d’égard que certains diplômés des grandes écoles et autres « hommes d’expérience » qui se comportent en dignes héritiers des VAT (Volontaires pour l’Anéantissement du Territoire).
Kamal la brebis galeuse du journalisme?
Ce n’est pas l’avis des quelques 7170 personnes qui ont visité son ancien blog le mois dernier. Et des 1170 autres qui l’ont suivi sur son nouveau blog ouvert depuis une semaine. Que d’autres journalistes reprennent ses informations montre, s’il en est besoin, qu’il est sérieux dans son travail et que ses analyses ne sont pas superficielles. En tout cas elles sont plus consistantes que les affirmations sans fondements qu’on veut nous faire gober au travers de ce communiqué anonyme accusant Kamal d’inciter les jeunes à la violence, à la haine, à l’intolérance et de pousser par sa plume à la guerre fratricide entre Comoriens. Mais où va-t-il chercher tout cela ?
Sur près de 150 articles publiés depuis un peu plus de 7 mois, que j’ai quotidiennement parcourus je n’ai pu trouver que l’expression d’un homme libre et qui, à visage découvert, refuse de baisser les bras. Privé de salaire, de liberté d’exercer et de circuler librement, ne pouvant rester indifférent au sort réservé à ses concitoyens, il continue contre vents et marées à nous informer sur une réalité que l’on cherche à nous cacher, à dénoncer le drame humain perpétré par une poignée de gens avide et cupide et enfin à nous donner espoir du fait même de sa résistance.
J’ai du mal à croire à la sincérité des larmes de vieux crocodile versées sur la carrière détruite du jeune journaliste Kamal. Non monsieur le lâche, qui n’ose pas assumer ses actes, l’avenir de Kamal est devant lui. Je reste convaincu que son indépendance d’esprit, son opiniâtreté dans le travail, sa loyauté et son honnêteté intellectuelle permettront à Kamal de mieux nous informer dès lors qu’il disposera pleinement de sa liberté de circuler dans une île débarrassée de la dictature et de la pensée unique « séparatiste » érigée en système étouffant dans l’œuf toute velléité d’informer et d’éduquer les citoyens sans forcement plaire au pouvoir en place.
Arrêtez messieurs d’agiter des épouvantails et de nous faire croire que Kamal travaille pour l’avènement d’une dictature de mollahs. La dictature n’est pas à venir. Elle est là, réelle. Le cas de Kamal, obligé de se cacher en est la parfaite illustration. Cette dictature est également vécue par une population au quotidien à Anjouan. Une population qui n’a pas pu choisir librement ses dirigeants et qui aujourd’hui est privée d’eau, d’électricité, de carburant, de liberté de parler, d’écouter et de voir autre chose que RTA… bref de vivre tout simplement comme des hommes. Et non comme des moutons prêts à se faire dévorer par des loups. La violence est là, visible à l’œil nu, de par les arrestations arbitraires perpétrées par des hommes cagoulés. Encore des lâches malgré leurs fusils. Oui la haine hélas est déjà là attisée par les tortures, les viols, les licenciements abusifs… Les faits sont là et têtus. N’inversez donc pas l’ordre des choses. La dictature, la violence, la haine c’est votre œuvre avec d’autres responsables. Loup parmi les loups, vous en rendrez tous compte.
Khayyam
Monsieur Djaffar Salim sort de ses réserves. Même s’il n’a pas eu le courage de signer son papier, l’informatique l’a trahi. Il y a bien laissé des empruntes, le PC de son ministère. Elle s’exprime, je lui déroule le tapis rouge, puisque la démocratie nous l’oblige. Partageons l’info.
[b]PORTRAIT D’UN IMPOSTEUR ATTITRÉ
______
Qui est donc ce Journaliste
digne d’une Radio des Milles collines
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Le frère Kamal Ali Yahoudhoi, journaliste autodidacte, déshonore ce noble métier en étant la voix de la haine, de la division mais aussi et surtout de l’appel à la guerre civile.
Cet homme, lige du Président Sambi, avait transformé la Radio ORTC, en radio incitant à la violence. Aujourd’hui, il a transformé cet outil précieux pour l’information qu’est l’Internet en un instrument de publication des nouvelles mensongères qui aident à l’intox et à la désinformation instaurée par le régime du Président Sambi.
Sa dernière trouvaille est d’avoir écrit que le Centre Hospitalier de Hombo, principal hôpital de l’île, abriterait un camp militaire alors qu’il sait pertinemment que les travaux de rénovation des logements des médecins réalisés par l’équipe technique de le Force Anjouanaise de Gendarmerie (FGA) fait partie de la politique visant à associer la FGA dans les travaux d’intérêt commun. Il va jusqu’à parler des boucliers humains pour faire face au débarquement militaire tant prôné par le Président de l’Union des Comores, son maître à penser.
Il est affligeant que ce jeune a détruit sa carrière journalistique en s’impliquant dans l’activisme politique du Président Sambi. En invitant les jeunes à la violence, à la haine et à l’intolérance, il discrédite sa fonction.
Au lieu de chercher à ramener le Président Sambi à la raison, le journaliste est devenu hélas, celui qui pousse par sa plume à une guerre fratricide entre Comoriens, une guerre aux conséquences incalculables pour l’unité et la survie de la nation.
Par sa plume, il occulte les véritables responsabilités qui sont à l’origine de la crise actuelle. C’est l’homme des scoops qui fait filmer une opération de terrorisme pour faire croire à une révolte des Anjouanais contre le régime du Président BACAR. Il est d’une instabilité professionnelle qui dénote un goût immodéré de pouvoir absolu. Faut-il rappeler qu’il fut journaliste à la Radio Dzialandzé de Mutsamudu (RDM) avant de passer successivement au service de Radio Télé Anjouan (RTA) puis au journal KASHKAZI avant de sévir au service de l’ORTC (Office de Radio Télévision Comorienne).
Il est l’homme des analyses superficielles qui verrouillent toute démarche objective. Il doit cependant se rendre compte qu’en voulant favoriser le régime absolu du Président Sambi, adepte de la dictature des Mollahs, il s’érige en résistance anjouanaise alors que la véritable résistance, c’est celle qui est engagée par ceux qui, tout en reconnaissant certaines faiblesses du régime anjouanais, estiment qu’il n’a rien de comparable à ce que veut implanter le Président Sambi dans le pays : un régime de vengeance, de haine, d’intolérance et d’arbitraire qui se cache à travers une interprétation erronée de notre noble religion, l’Islam.
Le régime que veut instaurer Sambi à petit feu aux Comores avec l’aide de son journaliste Kamal Ali Yahoudhoi risque de faire sombrer les Comores dans le pire désespoir.
Quoique je ne suis pas convaincu que ce qui se trame est du seul fait des désirs de nos dirigeants.
Je crains que ceux qui poussent vers le pire, d'un côté, ne soient pas les mêmes, de l'autre côté.
J'ai assez vu de nos lâchetés et hypocrisies, pour ne pas douter qu'il y ait les mêmes forces du mal, qui travaillent dans les deux sens, au détriment de notre survie: en tant qu'Etat-nation-archipel, composé d'Ajouan, de Mayotte, de Mohéli et de N'Gazidja! [b]Wa Billahi Tawufik!
S. H. H.[/b]