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mronimutsamudu
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La dictature, c'est 'ferme ta gueule' ; la démocratie, c'est 'cause toujours'. Jean-Louis Barrault
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Blog Actualité
Date de création :
13.01.2008
Dernière mise à jour :
11.07.2008
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Les news du jours.

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
André Salifou quitte Anjouan, Madeira sera reçu par le Chef de l’état ce jour.
L’Envoyé spécial du président Alpha Oumar Konaré est arrivé à Moroni mercredi. Francisco Gaetano Madeira sera reçu cet après-midi par le chef de l’état Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Une rencontre que certains juges de pas chaleureuse, par la classe politique comorienne. Nous saurons surement à partir de cette rencontre, l’agenda de l’UA dans les jours qui viennent. Le Professeur André Salifou a pour sa part quitté Anjouan ce matin pour Mayotte où il doit tenter de rejoindre Moroni vendredi.
Une rumeur circule à Mutsamudu que le chef de l’état pourrait s’adresser à la Nation samedi ou dimanche. La date du débarquement pourrait être communiquée comme il l’avait lui-même promis. Une information à prendre avec toutes les précautions, car je ne l’ai pas encore vérifiée. Nous verrons un peu plus claire ce soir.


Une cellule de crise vient d’être mise en place.
Non, Sambi n’a pas l’intention de renoncer à l’intervention militaire à Anjouan. Rumeur et contre-rumeur à Moroni. Certes, des proches du chef de l’Etat tentent encore de l’en dissuader et l’ont rencontré à maintes reprises à ce sujet, mais la position de Sambi n’aurait pas varié d’un iota. Ce matin, il était prévu une réunion de notables autour du secrétaire général de la présidence pour demander au président de surseoir au débarquement, mais il est fort probable qu’il ne cède pas. Selon des sources dignes de foi, une cellule de crise vient juste d’être mise en place pour régler les derniers détails de l’opération. Elle serait composée de militaires et de civils. Obligation aurait été faite aux membres de cette cellule de se passer provisoirement de leurs portables, histoire d’éviter toute fuite d’information. Les ambassades en poste à Moroni seraient priées de « rapatrier » leurs ressortissants à Moroni. A en croire toujours certaines sources, le chef de l’Etat aurait opposé une fin de non recevoir à une demande de rendez-vous de l’ambassadeur de France.
Inoussa Mohamed



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Musiques des Îles

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
Chaque jour son tube.

Hamid Ben Cheick est un enfant tombé dans la potion magique de la musique du terroir en étant petit. Il compose, joue et interprète ses œuvres parmi lesquels « Hahabouba » tiré de son premier album cassette en 1989, si ma mémoire est bonne. A écouter sans modération.
Son associé au billet :

Avenir de Mayotte.

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
La consultation: Pas avant un an
Dans notre édition du 8 janvier nous révélions en exclusivité que la consultation n’aurait pas lieu cette année.
Le sénateur Ibrahim dans son allocution télévisée lors des vœux, avait glissé une petite phrase expliquant qu’une mission parlementaire se rendrait à Mayotte dans le second semestre pour ensuite rédiger un rapport sur la manière d’organiser cette consultation. Cette révélation de notre journal nous a valu des critiques et autres volées de bois vert, même l’ancien député Mansur Kamardine, ne partageait pas notre analyse, nous indiquant que, n’ayant pas tous les éléments du dossier, nous avions péché par ignorance. Nous sommes désolés de décevoir tout ce petit monde, mais il n’y aura pas de consultation sur l’avenir de Mayotte cette année. Désolé, mais nous avions vu juste. C’est d’autant plus vrai que S2o qui est retourné à Paris a rencontré hier à l’Elysée, l’un des conseillers du président Sarkozy afin d’évoquer cette consultation, un des thèmes de la visite la semaine prochaine du secrétaire d’Etat aux Dom -TOM Christian Estrosi, visite annoncée elle aussi en exclusivité par notre journal vendredi dernier. Ce second voyage du président de la CDM à Paris en dix jours, avait aussi pour but de finaliser les derniers réglages du contrat de projet que viendra signer Christian Estrosi la semaine prochaine. Joint par téléphone à sa sortie de l’Elysée, S2o nous a confirmé qu’il n’y aurait effectivement pas de consultation cette année. « Vous aviez raison avec le titre de votre journal. Je peux vous affirmer qu’il n’y aura pas de consultation cette année car, le conseiller du président me l’a confirmé tout à l’heure. « Le gouvernement fera un communiqué à la sortie du conseil des ministres concernant ce dossier. Ma rencontre avec M. Biancarelli s’est très bien passée car j’ai demandé à ce que le gouvernement précise sa méthode concernant la consultation. Il m’a alors précisé que le gouvernement allait veiller à ce que la méthode et le calendrier soient fixés de manière précise, de pour éviter les erreurs commises dans d’autres départements. Un groupe de travail sera donc mis en place, dès que la nouvelle majorité de la CDM sera élue et que ses membres auront validé la motion concernant ce statut. Ce groupe de travail mettra alors environ un an a rendre son rapport. Donc on revient en fait à ce qui avait été initialement prévu à savoir une consultation vers 2009-2010 » a expliqué le président du conseil général qui estime qu’il n’y a pas régression mais tout simplement un rythme normal au lieu de précipitation.

Une université pour Mayotte

Autre révélation de Saïd Omar Oili au cours de cet entretien : sa rencontre avec la directrice de cabinet de Valérie Pécresse ministre de l’enseignement supérieur, avec qui il a évoqué le dossier de la création d’une université à Mayotte. S2o peut être satisfait, il a été entendu puisque l’université sera inscrite dans le contrat de projet. « Au cours de ce déplacement parisien j’ai rencontré la directrice de cabinet de Mme Pécresse au sujet de l’université de Mayotte. Cette université figurera dans le contrat de projet que viendra signer le ministre la semaine prochaine à Mayotte. Je pense que c’est une très bonne chose » Saïd Omar Oili est donc en grande forme et il veut que ça se sache, car d’ici quelques jours, la campagne électorale à Mayotte occupera le devant de la scène et ça risque de chauffer.
Avec ces déplacements parisiens, il veut prouver que lui aussi a ses entrées dans les ministères et même à l’Elysée et qu’on l’écoute.
Donc qu’il n’est ni indépendantiste ni incompétent. Le message en direction des électeurs et des détracteurs est suffisamment clair …

Denis Herrmann In Les Nouvelles de Mayotte du 24 janvier 2008

Les derniers pas vers la départementalisation?

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
Au cours d'un déjeuner avec les parlementaires de l'Outremer, le secrétaire d'État Christian Estrosi a confirmé aux élus mahorais qu'il a fait aujourd'hui, en Conseil des Ministres, une présentation sur le processus de départementalisation de Mayotte. Celle-ci a reçu un avis favorable du Président de la République et du gouvernement. Christian Estrosi doit se rendre très prochainement à Mayotte pour annoncer cette nouvelle de vive voix aux mahorais. Le Sénateur Adrien Giraud constate, pour sa part, que le long combat des mahorais, et notamment de Zéna M'Déré, Marcel Henry, Younoussa Bamana, Zoubert Adinani, Abdallah Houmadi et Younoussa Ben Ali, arrive presque à son terme, après un long cheminement.

Il se réjouit que le gouvernement ait pris soin d'examiner sa proposition de loi, et de proposer aux mahorais une consultation. Celle-ci devrait avoir lieu dans le courant de l'année, si le Conseil Général nouvellement élu en fait la demande. Par ailleurs, le secrétaire a annoncé sa venue pour mardi prochain. Il en profitera pour signer le treizième contrat de projets d’un montant proche des 540 millions d’euros.

Source : Flash-Info de jeudi 24 janvier 2008.

Agence de presse africaine.

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
Allègement de la dette extérieure de l'Union des Comores

Le service de la dette extérieure que le pays continue à payer à ses créanciers avait atteint en 2007 un niveau record, avec 3,4 milliards fc (6.8 millions d'euros), dont 1,2 milliards (2.4millions d'euros) au titre des seuls intérêts.
Chaque mois l'Etat doit débourser l'équivalent de 200 à 300 millions de francs (600 000 euros), dont 52% pour l'Association internationale de développement (IDA), une filiale de la Banque mondiale.
..L'on retiendra aussi que la Banque Arabe pour le développement économique de l'Afrique (BADEA), le Fonds monétaire arabe (FMA) et d'autres bailleurs ont consenti exceptionnellement un rééchelonnement ou un geste d'apurement d'arriérés, et des accords seraient même à finaliser avec la plupart d'entre eux, pour passer l'éponge sur la totalité de la dette comorienne.
..Une table ronde réunira en juin prochain tous les créanciers arabes pour discuter des mécanismes à mettre en place et fixer le volume de leurs nouveaux engagements financiers en faveur du développement des Comores, assure le ministre des Finances. Les accords sur la dette déjà conclus avec les pays amis et institutions du monde arabe, prévoient un processus de rééchelonnement ou d'allègement, jusqu'à 16ans de différé de paiement en capital [seuls les intérêts continueront à être payer, ndlr].

..Il faut savoir que la récente décision de la Banque africaine de développement (BAD) d'apurer la dette comorienne, qui a déjà eu un effet d'entraînement, est un fait historique dans les annales de nos administrations financières.
Au regard du financement que cette institution a injecté dans notre pays entre 1976 et 1991, avec un montant évalué à quelques 63,7millions de dollars US, soit 21,8 milliards fc, utilisés dans plusieurs grands projets d'infrastructure dont le port international de Mutsamudu construit au milieu des années 1980, et des routes de désenclavement.

..A l'époque, ces prêts étaient consentis à des conditions préférentielles, avec des délais de remboursement s'étalant entre 20 et 30 ans, à des taux de moins de 1%, ce qui fait dire à certains experts qu'il s'agit en réalité de "quasi dons". L'adoption mardi dernier du budget2008 pourra donner au gouvernement les coudées franches dans le nouveau cycle de négociation engagé avec les différents partenaires, afin que l'économie nationale engrange rapidement les retombées de cet allègement du fardeau de la dette, en termes budgétaires et de relance des investissements publics.
..Une bouffée d'oxygène considérée dans les milieux économiques comme l'un des premiers résultats tangibles de l'action diplomatique du président Ahmed Abdallah Sambi, 18 mois après son élection. Car dans l'espoir d'un règlement rapide et définitif de la crise anjouanaise, le pays peut enfin prétendre arracher au Fonds monétaire international, avant la fin du premier semestre, son premier programme appuyé par la Facilité de réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), un mécanisme financier "post-conflit" destiné à accompagner les pays sortant d'une grave crise politique et institutionnelle.

Paru dans Flash-Infos n°2013 Mercredi 23 janvier 2008

Alerte de perturbation atmosphérique dans la zone 02.

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
Zoom sur les prévisions sur les prévisions des prochains jours. Par le centre météorologique régional basé à la Réunion.

Alerte de perturbation atmosphérique dans la zone.

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
[b]Météo France a émis hier un bulletin d‘alerte aux orages et coups de vent sur l’île de Mayotte, suite à un phénomène dépressionnaire qui met l’archipel des Comores sous l’influence de la zone de convergence intertropicale. Un minimum dépressionnaire de 1004 hPa était situé à 09 heures ldes Comores par 13.50 Sud et 45.60 Est. Il se déplace lentement vers le Sud. Une zone orageuse a abordé le pays au cours de la nuit de Mercredi à Jeudi. Elle provoque des orages accompagnés localement de fortes pluies et de rafales de vent pouvant atteindre 80 km/h. Cet épisode pluvio-orageux devrait durer environ 48 heures avec des périodes d’accalmie. Je suggère la prudence à la population et les pêcheurs ainsi que les paysans je vous tiendrai informer du phénomène qui est resté pour l’instant au stade de zone perturbée.
Sources : mronimutsamudu avec Les Nouvelles de Mayotte et CMRS de La Réunion
[/b]

Comores / Economie & finances: Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
Investissements touristiques : L’empreinte du vice président Idi Nadhoim

Moroni, mardi 22 janvier 2008 (HZK-Presse) – Les deux premières années du régime Sambi ont surtout été marquées par les réalisations nombreuses, dans le domaine du tourisme, de la vice-présidence de Idi Nadhoim.
En charge du tourisme, des télécommunications et des transports, le vice président Idi s’est vu confié sur ses épaules le premier pôle de la croissance économique du pays, le tourisme, un secteur qui peut provoquer, dans les années à venir, un électrochoc dans le domaine de l’emploi.

Parce que le vice-président est un homme d’affaires averti, pragmatique, parlant l’anglais, et maîtrisant les outils de communication moderne, il négocie avec les plus grands dans les domaines visés. Fini les contrats signés à la sauvette à des investisseurs inconnus, qui ont exploité le site Galawa, sans apporter un rond dans les caisses de l’Etat.

La vente à Dubai World Limited de la propriété de Galawa Maloudja, pour un investissement de 100 millions de dollars, et la signature d’un contrat pour la rénovation de l’hôtel Itsandra pour un montant de 10 millions d’Euros avec Comoro Gulf Holding, (société regroupant des investisseurs koweitiens et saoudiens) sont autant de signaux positifs lancés dans les milieux des affaires. Et ils démontrent au moins une chose : le sérieux des investissements projetés, permettant au secteur du tourisme de devenir le premier pôle de croissance économique, le premier secteur pourvoyeur d’emplois.

Le plus important des projets, porté par le ministère, concerne l’accord singé pour la construction d’un village touristique autour du site Lac Salé, pour un montant de 150 millions de dollars. A lui seul, ce méga-projet, peut créer près de 5000 emplois directs et 15 000 indirects.

Des investissements pressentis dans le domaine, touche l’exploitation de la plage de Bouni pour un investissement de 50 millions de dollars par Cresta Hospitality Holding. Des négociations sont aujourd’hui entamées avec les investisseurs saoudiens venus dans le cadre de la délégation conduite par le Banque Islamique de Développement pour l’exploitation de la plage de Malé dans le sud de l’île.

Parallèlement, Idi Nadhoim, négocie l’ouverture d’un office du tourisme, qui a déjà obtenu un financement de la Chine pour la construction du bâtiment. Des négociations sont en cours de finalisation pour la constitution d’un fonds de développement touristique d’un montant de 300 millions de dollars, appuyés par l’organisation Arabe du tourisme. Une délégation qui sera conduite par son président est attendue incessamment pour finaliser le projet.

Ces projets touristiques vont devenir un pôle important de création d’emplois, pas seulement aux Comores mais dans la région du sud ouest de l’Océan indien toute entière. L’offre national étant quasi-nul dans ce domaine, le tourisme comorien risque dans 10 ans, d’offrir la possibilité qu’aux mauriciens et malgaches, formés dans les métiers du tourisme de trouver un emploi répondant à leur profil, au détriment du comorien, formé à des métiers totalement fermés, sans aucune débouchée nationale ou régionale.
La dimension formation est le volet prioritaire du tourisme. Une étude exhaustive devra être lancée sur les emplois, les formations et les qualifications répondant au tourisme local. Dans cette chaîne de prestations diverses connue par les touristes, chaque maillon participe à la réussite de l’ensemble et c’est la qualité générale qui compte.

Dans ce domaine, les métiers évoluent rapidement et se différencient d’un pays à l’autre. A titre d’exemple, le commerce électronique, a modifié le mode de commercialisation des produits touristiques, influant sur la nature même des emplois touristiques, réduisant le nombre d’agent commerciaux. Engager une réflexion profonde sur la question, est la seconde phase ultime avant même que les investissements prévus ne commencent.

Le ministère se doit dès maintenant d’être prévenant. L’office du tourisme, l’université des Comores, associés à la chambre de commerce d’industrie et d’agriculture, les organisations des opérateurs économiques, doivent s’y atteler pour apporter des réponses à ces questions, pour que le développement touristique, ne vise pas seulement à renflouer les caisses de l’Etat, mais qu’il soit surtout un pôle de création d’emplois et de génération de revenus pour le comorien.

Le tourisme, on l’a vu avec Galawa Beach, peut, le plus souvent se gripper, si les transports aériens sont assurés par des compagnies aériennes peu sérieuses et si les infrastructures aéroportuaires ne répondent pas aux normes internationales, la première condition ne va pas sans l’autre.

Si le ministère peut se targuer, aujourd’hui, d’avoir réceptionné le projet de la réfection de l’Aérogare internationale Moroni Prince Said Ibrahim, obtenu grâce à un don de la Chine, il doit par contre, consentir des efforts importants pour faire revenir des compagnies de renom comme Air France, Emirates Airways, ou à défaut attirer des compagnies de la même trempe. Le tourisme, est par nature, le secteur le plus capricieux.


[b]Ali A. Bobah
220108/aab/hzkpresse/16h00
[/b]

Comores / Politique & institutions Crise anjouanaise :

Posté le 24.01.2008 par mronimutsamudu
Les séparatistes confortés dans leur position ?

Moroni, mercredi 23 janvier 2008 (HZK-Presse) – C’est l’impression que laisse le dernier communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine qui a accordé un sursis de trente jours aux séparatistes anjouanais dirigés par le colonel rebelle, Mohamed Bacar. Au lendemain de cette décision, le gouvernement comorien a invité le Représentant de l’Union Africaine à Moroni, probablement pour lui dire sa déception et sa surprise après cette décision du CPS.

Le dernier communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine a pris de court les autorités de l’Union des Comores dont une délégation se trouvait sur la route d’Addis-Abeba quand le communiqué a été publié.

Comme rapporté dans l’édition citée plus haut, la décision du CPS de l’Union Africaine a été prise quarante huit heures avant la fin du délai fixé par lui aux autorités séparatistes pour se conformer à sa décision de tenir sans condition des élections dans l’île. Cette décision du CPS de l’UA de proroger de trente jours ses sanctions contre les rebelles n’est pas sans susciter la déception et la surprise de Moroni, en même temps qu’elle conforte ces mêmes rebelles qui, à tort ou à raison, estiment avoir le soutien de l’organisation continentale.

Après ce que l’opinion publique comorienne considère comme un camouflet infligé de l’UA au pouvoir de Moroni, de par cette décision qui réjouirait les adversaires de Sambi, tant au niveau national qu’au niveau international, le ministère des Relations extérieures a convoqué le Représentant de l’UA mardi dernier pour, probablement, lui dire son avis pas forcément approbateur, par rapport à cette décision.

Il reste à savoir, maintenant, si la décision de l’UA engage le président comorien qui clame à tout moment sa volonté et sa détermination à rétablir l’ordre à Anjouan par tous les moyens y compris militaires. Dans l’île, la volonté de M. Sambi d’intervenir militairement est prise très au sérieux par une population qui, en dépit de son appel au secours à la suite des exactions quasi quotidiennes dont elle est victime de la part du pouvoir séparatiste est, apparemment, traumatisée par ces déclarations de Moroni devenues plus insistantes au fil des jours.

Nombreux sont les Anjouanais qui ont quitté l’île, pour se réfugier à Mohéli ou à la Grande-Comore, certes à cause des arrestations arbitraires et autres exactions perpétrées par les forces séparatistes de Mohamed Bacar, mais aussi dans la crainte de se trouver un jour dans une Anjouan en guerre.

A Moroni, d’aucuns voient en cette décision de l’Union Africaine, la main agissante de forces invisibles qui, selon eux, œuvreraient contre l’unité et pour la balkanisation des Comores. Rapprochant la crise séparatiste anjouanaise de la question de l’île comorienne de Mayotte, ils se disent que plus le temps passe, plus la situation s’enlise.

A leur avis, il est urgent de ne pas attendre. Pour peu que l’on ait un sens de l’unité et de l’intégrité territoriale. « Le temps est l’ennemi numéro un de l’unité nationale des Comores et de leur intégrité territoriale », a dit sous le sceau du secret, un partisan d’une intervention militaire à Anjouan qui ne se veut, pourtant, pas « un va-t-en-guerre ».

[b]M. Hassani

230108/mh/hzkpresse/9h00[/b]


Pour rappel :

CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE 107EME REUNION 21 janvier 2008

Addis AbEba, EthiopiE PSC/PR/BR/PS/2(CVII)

Communiqué sur la situation dans l’ile comorienne d’Anjouan

Le Conseil de paix et de sécurité, en sa 107ème réunion tenue le 21 janvier 2008, a adopté la décision qui suit sur la situation dans l’Ile comorienne d’Anjouan :

Le Conseil,

Décide de proroger, pour une période additionnelle d’un mois, les mesures imposées à l’encontre des autorités illégales d’Anjouan, telles que stipulées au paragraphe 5 du communiqué PSC/PR/Comm(XCV), adopté lors de sa 95ème réunion tenue le 10 octobre 2007, et prorogées par le communiqué PSC/PR/Comm(CII), adopté lors de sa 102ème réunion tenue le 26 novembre 2007, ainsi que le mandat de la Mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’Union africaine (MAES) aux Comores, en attendant la réunion ministérielle envisagée des pays de la région qui doit réexaminer la situation et soumettre des recommandations sur la voie à suivre.


L’OIF tente de raisonner les rebelles, Moroni met la pression.

Posté le 23.01.2008 par mronimutsamudu
Depuis mardi une délégation de l’Organisation Internationale de la Francophonie, séjourne à Anjouan via Mayotte. La mission est composée de deux membres. André Salifou et M. Kane. Ils sont venus à Anjouan selon certains proches du dossier à Anjouan, pour rencontré le Colonel Bacar et tenter de le convaincre à organiser rapidement les élections pour éviter l’escalade. Rien de concret n’a filtré de ses rencontres. Mais selon quelques indiscrétions que j’ai pu recueillir, l’OIF serait très préoccupée de la persistance de la crise et s’emploierait pour trouver une issue rapide et pacifique à la crise. Ce qui est certain, avant d’arriver à Anjouan, André Salifou a rencontré à Paris, le Ministre des Relations Extérieures Ahmed Saïd Djaffar. L’hôte de Bacar s’est bien imprégné du dossier et sait qu’il n’a pas droit à l’erreur.

Qu’est ce qui a était dit franchement sur cette discussion, même à Moroni, personne n’est en mesure de me le dire. Je retiendrai cette confidence d’un ami de Beit-salam qui me confiait avec certitude que « Mohamed Bacar n’a pas le choix. Soit il accepte d’organiser des élections libres à Anjouan dont il peut être candidat à ses risques, soit au contraire, il se retire et laisse le pays fonctionner. Si ces deux options ne lui conviennent pas, c’est par les armes qu’il partira ». Avant de conclure que « cette mission de l’OIF est un petit couloir que lui a laissé la communauté internationale. L’option militaire reste toujours d’actualité, nous n’allons pas trop trainer là-dessus et laisser Mohamed Bacar faire ce que bon lui semble à Anjouan ». Lors de son conseil hebdomadaire, le gouvernement de l’Union a réaffirmé sa volonté d’aller vers l’avant, après avoir constaté l’incapacité de l’Union africaine à trouver une voie rapide de sortie de crise. Au bas mot, le gouvernement comorien s’en passe du prolongement des sanctions du CPS et compte régler la crise par les moyens qui maintiennent la rébellion au pouvoir. À l’heure où je bouclais ce papier, on m’a informé qu’un communiqué de presse devrait sortir dans les prochaines heures. Surement jeudi avant que la délégation francophone ne s’envole pour Moroni. En tout cas, Salifou a de forte chance de partir les mains vides sans arracher aucune concession des rebelles. Il y a des signes qui ne trompent pas.

La rébellion à la façon dont elle est agitée ces dernières heures, elle ne serait pas prête à lâcher. Je n’ai observé aucune indice de retenu chez la Police politique et les FGA. Les persécutions continuent, les menaces ne cesseront pas de si tôt. Mercredi matin, un juge accompagné des gendarmes ont fait irruption à la poste de Mroni et Missiri, ils ont ramassé les téléphones portables des agents et du Directeur Opérationnel avant de les rendre en fin d’après-midi. Les cotes sont toujours sous haute surveillance, mais cette fois, les militaires ne sont pas armés. Ce qui donne raison à ceux qui disaient que la rébellion n’a pas assez d’armes pour toute sa troupe.

A Mohéli, où l’AND pourrait installer son QG des opérations, des témoins auraient remarqué des mouvements inhabituels des personnels civils et militaires. Une délégation de haut rang de l’armée Tanzanienne est arrivée à Fomboni ce matin. Selon des sources biens informées, Mohéli pourrait voir à partir de samedi sa population en treillis, quadruplée ou plus.

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