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Nom du blog :
mronimutsamudu
Description du blog :
"Quand nos responsables politiques nous désespèrent, osons leurs dire stop !" KAY
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
13.01.2008
Dernière mise à jour :
24.10.2009

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Adieu Dr Docteur

Publié le 31/07/2009 à 08:05 par mronimutsamudu

Inalillah wa ina ilayihi radjiun!

Le médecin du peuple, médecin populaire, ancien Gouverneur d’Anjouan, le docteur BOUDRA Halidi est rappelé par le très haut le très miséricordieux, ce jour jeudi 30 juillet 2009. Paix à son âme !

La triste nouvelle vient de nous tomber dans cet après midi. Le docteur BOUDRA est décédé chez lui à Anjouan.

De toute sa vie, Docteur BOUDRA, animé d’une générosité inégalable, avait consacré son savoir et son temps au service du peuple d’Anjouan et à celui de tout le monde.

Il fut le médecin, l’enfant du pays le plus aimé de tous et celui qui s’était voué à servir 24h/24h magnanimement les anjouanais de tout bord. Qu’Allah lui accorde le pardon et la miséricorde et l’accueille dans son paradisAMEN !



Banque fédérale : un agrément au forceps

Publié le 30/07/2009 à 13:40 par mronimutsamudu

La Banque fédérale du commerce (Bfc), a finalement ouvert ses portes, lundi dernier, six mois après l’inauguration de son bâtiment. L’agrément qui était en cours d’examen au niveau de la Banque centrale des Comores (Bcc) et mainte fois censée “être sur la bonne voie”, a finalement été accordé, après une longue période donnée à l’institution bancaire pour “remplir les obligations exigées par la loi bancaire des Comores”. Le président de la République a ouvert un compte personnel pour lancer le démarrage des opérations. Une lettre circulaire de la Banque centrale des Comores, envoyée aux établissements financiers de la place établit “le démarrage des opérations de le Bfc, enregistrée sur la liste des Banques et établissements financiers au numéro 2006-004/AG/B”. L’agrément est justement constaté par l’inscription sur la liste des banques ou sur celle des autres établissements financiers.

La Bcc avait l’obligation législative de porter à la connaissance du public l’inscription de la nouvelle banque, les charges des frais de cette publicité reviennent à l’établissement autorisé. La loi bancaire, du 26 juin 1980, promulguée par feu le président Ahmed Abdallah Abdérémane, portant réglementation des banques et établissements financiers, notifie que “sont considérés comme banques, les établissements financiers qui reçoivent habituellement des fonds du public dont il peut être disposés par chèques ou virements. Constitués sous forme de personnes morales, sous forme de sociétés anonymes à capital fixe, ils se conforment au droit comorien, plus précisément à l’image d’institutions publiques dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière”. La loi précise que les actions émises par les banques doivent revêtir la forme nominative, condition que la Bfc est censée avoir rempli pour obtenir l’agrément. Pour exercer sur le territoire national les établissements financiers, autres que ceux de droit public, ne sont autorisés qu’après l’agrément préalable du ministre des Finances sur avis favorable de la Banque des banques.

Selon le vice-gouverneur de la Bcc, Mzé Abdou Mohamed Chanfiou, “la Bfc avait obtenu depuis un agrément conditionnel et donc appelé à remplir un certain nombre d’obligations légales avant d’obtenir l’avis favorable de la Bcc”’’. Il s’agissait, plus particulièrement, de libérer totalement le capital, d’obtenir la signature d’une convention avec l’Etat comorien.

Le vice-gouverneur rappelle que le rôle de la Bfc “n’est pas de dresser des obstacles mais de faire appliquer la loi bancaire, d’assurer une concurrence loyale, de garantir l’équité, pour que les facilités accordées ne lèsent pas les autres établissements financiers”. Toujours selon lui, la convention signée entre le gouvernement et la Bfc a été revue pour aligner la nouvelle banque aux mêmes obligations que celle des banques de la place, dans le strict respect du code des investissements en vigueur. Le vice-gouverneur rappelle que “nous avons un bien commun avec la France, la monnaie, qui doit être géré avec rigueur, intelligence
et crédibilité”.

Toujours selon Mzé Abdou Mohamed Chanfiou, la spécificité de la Bfc tient au fait que les actionnaires sont des personnes physiques alors que les banques comoriennes ont la particularité d’appartenir à des personnes morales. “Avec la Bic, nous avons l’Etat comorien et la Banque nationale de Paris, avec l’Exim Bank, nous avons la maison-mère. Ces personnes morales ont permis, par exemple lors du conflit opposant la Bic à Niccom, de préserver
les intérêts de la banque par la crédibilité connue des actionnaires”. La loi bancaire et le dispositif mis en place par l’accord monétaire signé avec la France, les dispositions contre le blanchiment bancaire “font de l’espace monétaire et financier des Comores, l’un des plus sûrs”.

Source: Al-watwan par Ahmed Ali Amir

Le Fonds égyptien soutient Al-watwan

Publié le 30/07/2009 à 13:24 par mronimutsamudu

Le Fonds égyptien pour lacoopération technique avecles pays africains a accordéun don de 50 milles livreségyptiens, équivalant à 3.317.564francs, pour acquérir du matérielinformatique et de bureau. Ce don apermis l’achat pour le compte du journal,de quatre ordinateurs portables,d’une imprimante de type A4 couleurde la marque, de deux ordinateurs debureau, ainsi que de mobilier.

Grâce à ce don, le journal a pu affecterquatre machines pour ouvrir uncyber qui est mis gracieusement à ladisposition des journalistes professionnelsdes médias publics et indépendantsmais payant pour le public.

Dans une correspondance adressée àde nombreux pays amis des Comores,

pour demander leur soutien logistiqueen vue de soutenir le journal en langue

arabe aux Comores, l’Egypte est lepremier pays qui, pour l’instant, aconsenti à apporter son concours touten acceptant le principe de financerdes formations en journalisme.

La cérémonie de remise de ce matériel,dirigé par le directeur du journal,Djaé Ahamada, a été honorée par laprésence de nombreux professionnelsdes médias, principaux bénéficiairedu Cyber ouvert à leur intention.

Par ailleurs, le journal Al-Watwan aobtenu des engagements fermes du

gouvernement syrien de soutenir enmatière de logistique que de formation..

Source: Al-Watwan du 30 juillet 2009 par A.A.Amir

Tribune libre

Publié le 30/07/2009 à 09:04 par mronimutsamudu

J-1 : LE COMPTE A REBOURS A COMMENCE

Cela fait 28 jours que l'airbus A310 de la compagnie Yéménia, transportant 153 personnes, s'est abîmé dans les eaux territoriales des Comores. Il convient de reconnaître que les résultats des recherches réalisées n'ont pas du tout été à la hauteur de nos espérances. Le doute et la déception gagnent les esprits de tout un peuple et particulièrement des familles frappées par la tragédie. Excepté une rescapée, 14 corps découverts, non encore identifiés, en Tanzanie et quelques débris de l'appareil rien de plus, malheureusement. En dépit de l'optimiste béat affiché par nos autorités, tout laisse à penser que de nombreuses familles ne pourront jamais faire le deuil de leurs enfants. Alors que le lieu de l'accident se situe probablement à quelques kilomètres du rivage, le dispositif déployé peine encore à découvrir la carlingue ainsi que les enregistreurs de vol, seuls capables de livrer la vérité sur les causes exactes du crash.

Selon les spécialistes, les boites noires cessent d'émettre leurs signaux à l'issue de 30 jours, rendant ainsi plus difficile voire impossible leur découverte. Depuis plusieurs jours, on nous raconte que l'appareil se trouverait à une profondeur d'environ 1200 mètres mais que le bateau dépêché sur les lieux par la France ne peut atteindre cette distance. Il faudra donc attendre deux semaines, l'arrivée d'un autre bateau.
Toutes ces tergiversations nous conduisent à douter de la volonté réelle des uns et des autres de retrouver les enregistreurs de vol. Les principales parties prenantes dans cette affaire, à savoir la compagnie Yéménia (propriétaire), la France (constructeur) et le gouvernement comorien ont-elles vraiment intérêt à ce que les boîtes soient découvertes ?

Dans une période de crise économique mondiale sans précédent, qui touche de plein fouet les compagnies, et donc in fine, les constructeurs, il est bien évident qu'une mise en cause éventuelle de la compagnie yéménite ou du consortium européen Airbus aurait des conséquences commerciales désastreuses. Le président Sambi et son vice-président chargé des transports IDI qui ont été sourds aux doléances des associations risquent inéluctablement d'être éclaboussés. Compte tenu des enjeux économiques colossaux et des répercussions politiques, nous restons très septiques quant à la sincérité de l'enquête en cours. En tout cas, on ne peut pas être juge et parti.

Notre salut pourrait peut être venir des américains qui cherchent à tirer les marrons du feu. En effet, les déclarations du secrétaire d'Etat français chargé des transports faisant état du manque de fiabilité de l'appareil A310 incriminé, ont profondément irrité les autorités de Sanaa. En guise de représailles, celles-ci ont menacé d'annuler une commande portant sur la livraison en 2010 d'une dizaine de A.350 (2,5 milliards de dollars). N'étant pas directement concernés par l'affaire, les américains peuvent s'appuyer sur le manque de fiabilité de l'A310 pour arracher le marché et proposer à la place des appareils de la firme Boing. Vu la guerre commerciale que les deux géants américains et européens de l'aéronautique se livrent, cette hypothèse semble bien probable. D'ailleurs, selon les renseignements en provenance des Comores, il ressort qu'il n'existe aucune collaboration entre les deux pays dans les recherches.

Enfin, toujours selon les spécialistes, même si la durée subaquatique des boîtes noires est de 30 jours, l'autonomie des batteries elle, est de 6 ans. La durée de survie des données contenues dans les boîtes étant suffisamment longue, il reste un espoir de connaître un jour la vérité sur ce funeste vol qui a emporté dans les entrailles de l'océan indien 152 pauvres âmes. Les volontés politiques et mercantiles permettront-elles à la vérité d'apparaître au grand jour ? Cela est une autre histoire. Taréhi ndé hakimou. Wait and see.


Le 29 Juillet 2009/ Mohamed Ali

5 mégawatts de plus pour la Ma-Mwé

Publié le 28/07/2009 à 07:21 par mronimutsamudu

Fini les délestages à Anjouan depuis deux semaines. EDA (la déclinaison de la Ma-Mwé, vient de réviser ses machines. Toute fois, le directeur Ali Ben Ali, nous a confié que si la société ne se dote pas d’un groupe d’appoint, ses efforts risquent fort bien de tomber à l’eau.

Avec la signature d'un contrat de location entre SEMLEX et la Ma-Mwé, il y a de l'espoir qu’on ne retombe pas dans le noir en plein mois de ramadan.

Le peuple peut se réjouir, Sambi aussi qui avait du mal à honorer sa promesse de fournir de l’énergie électrique au mois de ramadan.

Rappelons que selon le quotidien gouvernemental Alwatwan, dans sa livraison du 27 juillet 2009, "La Ma-Mwe vient de signer avec le groupe belge Semlex un contrat de location, avec option de vente, d'une centrale électrique de 5 mégawatt pour une durée de deux ans. Cette centrale, qui servait jusqu'ici de “cinquième roue” à l'Edm (Electricité de Mayotte), appartenait à la société Henri Fraise, avant son acquisition par Semlex au début de ce mois de juillet." Nos confrère précise que "Selon les termes du contrat, Henri Fraise s'engage à assurer la maintenance des sept générateurs de la centrale, dont quatre sur l'île de Ngazidja. Des techniciens de la société seront ainsi déployés à Anjouan et à Mohéli où la Ma-mwe entend envoyer respectivement un groupe électrogène de 1.550 Kwa et un autre de 1.000 Kwa pour assurer la couverture électrique des deux îles."
C'est la même société qui va prendre en charge les frais liés au déplacement et au séjour de ces techniciens aux Comores durant les deux ans du contrat”, précise le directeur général, Alphonse Henri Mlanao à Alwatwan. Henri Fraise est sensée fournir également un moteur d'appoint pour parer aux éventuelles urgences. La Ma-mwé se doit, quant à elle, de verser, chaque mois, la somme de 50.000 Euros, soit près de 25 millions de francs, au groupe Semlex. Alphonse Mlanao rassure qu’il a des pistes pour pouvoir honorer son contrat. Il a aussi confirmé que les groupes seront opérationnels au plus tard au début du mois de ramadan, sinon avant même puisque l'arrivée de la centrale (et des techniciens) est prévue la semaine prochaine, entre le 30 juillet et le 4 août.  

Mais comme la population a appris à rêver qu’à voir les réalisations, la nouvelle est accueilli à Anjouan dans l’indifférence. "J’attends voir pour le croire. Bientôt quatre ans qu’on nous valse avec des promesses d’un lendemain meilleur, mais quelles réalisations ?" S’interrogeait Bacar Ahmed, un fonctionnaire d’Anjouan.

KAY

Boites noires de l'A-310 : Un robot américain est attendu

Publié le 28/07/2009 à 07:14 par mronimutsamudu

Ce n'est, finalement pas, le robot d'Alcatel Marine, qui opère actuellement au large de l'Afrique du Sud, qui mènera les opérations de recherche des boites noires. Non seulement la disponibilité de son navire pendant, au moins, dix jours n'est plus possible, mais “son robot ne dispose pas non plus de capacités suffisantes pour pouvoir, si besoin est, découper à 1.200 m de fond des tôles à l'intérieur desquelles pourraient être 'emprisonnées' les boîtes noires”, comme nous l'a précisé l'ambassadeur de France aux Comores, Luc Hallade.
Le choix s'est donc porté sur Phoenix, une société américaine dont un navire et un robot sont actuellement en Méditerranée. Entre la date de signature du contrat, qui devait intervenir aujourd'hui, lundi 27 juillet, et l'arrivée du bateau, il faudra compter une quinzaine de jours.

Source: roinaka.skyrock.com

COMORES / FRANCE : DEUX VIOLS, DEUX MESURES

Publié le 28/07/2009 à 07:06 par mronimutsamudu

En mars 2008, les Comores avaient demandé l'extradition de Mohamed Bacar et de sa garde rapprochée pour "atteinte à l'autorité de l'Etat, à l'intégrité du territoire national et à l'unité nationale, complicité d'homicide volontaire, de coups et blessures volontaires, viols et détournements des deniers publics"
Une jeune femme de 30 ans, Laila Saifidine, a déclaré avoir été "agressée sauvagement par des militaires à l'aide de gourdins" et violée par trois d'entre eux. Un homme de 44 ans, Insa Mohammed, a affirmé avoir été frappé et "pendu de façon que seul (son) dos touche le sol"
Malgré ces accusations la justice française avait estimé que les "faits allégués par les autorités comoriennes ne sont pas articulés" et, pour certains, n'apportent pas "un début de commencement de preuve".
Deux comoriens soupçonnés d'avoir violé une jeune magistrate à Mamoudzou se trouveraient aux Comores. Un mandat d'arrêt international a été lancé à leur encontre. Les responsables de l'enquête menée à la Réunion œuvrent pour l'extradition des ces accusés vers Mayotte ou La Réunion afin qu'ils soient jugés de leurs actes. Les autorités comoriennes ne lésineront pas sur les moyens pour satisfaire les autorités judiciaires françaises. Il faut dire que c'est une blanche qui a été violée par des noirs ce qui n'est pas pareil du viol de Laila Saifidine. Dans ce cas le viol est considéré comme un acte d'amour.
La plupart de ceux qui sont accusés de viols et de détournements des deniers publics par les Comores sont accueillis à Mayotte par les honneurs. Ils jouissent d'une liberté totale.(...)

Source: Wongo 

 

DECLARATION FCDH

Publié le 25/07/2009 à 08:01 par mronimutsamudu

FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME


Boite Postale :240 Téléphone : (269)7611735

 
Email
:
fcdh_comores2008@yahoo.fr


 Mutsamudu Anjouan
Union des Comores

 

                                          DECLARATION FCDH

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) tout en  déclarant encore une fois  sa solidarité avec notre Nation éprouvée par le drame du 30 juin 2009 suite au crash de l’Airbus A310 de la compagnie Yemenia emportant avec plus d’une centaine de nos compatriotes que nous nous inclinons encore une fois en leur mémoire,

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) appelle la Communauté Internationale et toutes les bonnes volontés pour fournir toute l’appareillage qui pourrait permettre la récupération des enregistreurs de vol afin que toute la lumière soit faite sur ce tragique accident.
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) appelle les autorités nationales à organiser dans les meilleurs délais des Etats Généraux des Transports qui à leur issue, devront aboutir à :
- L’adoption d’une véritable politique nationale des transports.
- Réorganiser le Ministère des transports
- Chercher les voies et moyens d’équiper l’Aéroport International Prince Said Ibrahim de tous les instruments qui lui font défaut.
- Reprendre en main les aéroports secondaires de Ouani et Bandarsalame par leur extension de quelques centaines de mètres afin qu’ils puissent servir d’aéroport de secours à l’AIMPSI, leur balisage afin de permettre en cas de besoin des mouvements d’aéronefs la nuit, leur dotation en matériel contre l’incendie et l’édification d’une clôture à l’aéroport de Mohéli.

Prendre toutes les mesures pour s’assurer que tous les aéronefs desservant notre pays mais ceux aussi assurant les lignes intérieures ainsi que leurs personnels naviguant répondent aux critères internationaux généralement admises.
- Interdire tout navire qui a été désarmé dans un pays tiers de recommencer une seconde vie dans notre pays.
- Mettre en place une vraie politique de lutte contre le transport des hommes dans les Kwassa Kwassa
- Faire délivrer par un centre agrée sur le plan international les navires construits localement avec du matériel métallique.
- Favoriser la mise en place dans le pays d’une ou plusieurs sociétés d’assurance dignes  de ce nom.
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) rappelle que les autorités coloniales poursuivent leur politique de déplacement de citoyens comoriens de la terre de Mayotte en suivant des méthodes que la Gestapo n’aurait pas renié notamment la politique du quota que le BCBC inculte de Fillon  a encouragé avec promesse à la clé d’y envoyer hélico et autre gadgets pour la chasse à l’homme.
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) appelle à la France républicaine de rappeler à l’ordre ses brebis galeux qui s’arcboutent au mépris de loi internationale sur Mayotte et en y appliquant une politique d’un autre temps.

 MUTSAMUDU LE 26 JUILLET 2009.

 BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Entre la fourchette et la plume !

Publié le 25/07/2009 à 07:58 par mronimutsamudu

Il est important d'avoir, de temps à temps, des nouvelles de son pays et de s'enquérir de l'action du gouvernement qu'on a élu. Seulement, j'aurai souhaité que l'exposé deM. Nourdine Bourhane,secrétaire général du gouvernement comoriensoit fait devant des élus du peuple et non à travers internet.

Le communiqué du gouvernement, en date du 20 juillet 2009, a suscité une polémique inutile au sujet de la gestion du crash de l'A310, au large des Comores. Ce communiqué aurait pu être laconique et précis pour une meilleure compréhension. Hélas ! Je ne sais pas si le projet émanait du Mouftorat, pour que
M. Bourhane se lance dans un exercice de théologie et de philologie islamique, allant jusqu'à distribuer des cartes entre ceux qui maîtrisent et s'approprient la culture religieuse et les autres au sein des communautés comoriennes.J'aurai souhaité entendre le Secrétaire général du gouvernement confirmer que c'est le gouvernement qui gouverne et non la rue et, encore moins des mouvements associatifs.


Ainsi, je voudrai poser bêtement une question pour mieux comprendre la gestion actuelle des affaires de l'Etat.
Comment peut-on gouverner, en démocratie, pendant des mois et des mois sans loi de finances?Comment peut-on mettre en veilleuse la Constitution des mois durant et gouverner sans Parlement ? Comment gérez-vous les fonctionnaires ? Les hôpitaux ? Et quels sont vos rapports avec les autorités des îles ? Que dit le patronat comorien de votre action? C'est ici où devrait se focaliser le communiqué du gouvernement pour plus de transparence et de clarté au profit du peuple.

J'ai relevé dans ce communiqué les mérites de votre gouvernement par rapport au rayonnement de la diplomatie comorienne. Toutes mes félicitations. D'ailleurs, comme vous-même, en ma qualité de citoyen, je m'en réjouis. Mais la finalité c'est quoi ? Avons-nous opté pour une diplomatie de prestige comme l'a fait M.André Gromyko, en URSS ou une diplomatie au service du développement comme l'a tracée M. Henri Kissinger aux USA ? Ni l'une ni l'autre. Les misères ne sont-elles pas les mêmes depuis l'élection de Son Excellence M.Sambi ? Assassinat politique dans les prisons ! Huit mois d'arriérés de salaires ! Un pays sans énergie ! Le seul hôpital de référence, en l'occurrence, El-Maarouf a fermé les portes. Quel enfer attend encore le peuple ?

Il est évident que l'Etat a mobilisé des fonds énormes en moins de quatre années d'exercice de
Son Excellence M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
plus que ses prédécesseurs. De l'argent frais car non imposable qui est octroyé gracieusement et sans conditions par la France, les Emirats Arabes Unis, l'Iran, le Maroc ,Shrajah,le Qatar, le Soudan et enfin les retombées de la citoyenneté économique dont le chiffre annoncé par les soins de vos services est de 200 000 000 $ américains. L'Arabie Saoudite qui avait déjà auparavant donné 4 000 000 us$ dans le cadre du projet Habitat, vient d'annoncer une aide budgétaire de 4 .000 000 000 us$ pour l'exercice 2008-2010.Pourquoi n'en avez-vous pas faite mention ? Pour ne pas heurter la colère des syndicats ? Tant mieux.

La diplomatie, c'est la souveraineté
. A un moment où c'est le Maroc qui finance les Ambassades des Comores avec l'appui du prince Naif Ben Abdel Aziz pour l'Ambassade des Comores à Ryadh, je me trouve abasourdi quand vous vantez les mérites de la gestion de notre souveraineté.

Mayotte ? Il est important de nous rappeler que c'est une île comorienne. Plusieurs résolutions ont été adoptées avant le 26 mai 2006 et le seront encore après le 26 mai 2010.Les déclarations devant l'auguste Assemblée générale des Nations Unies, les Comores en ont faites pendant plus de trente ans. Vous avez omis de nous dire que l'ordre du jour provisoire de l'Assemblée générale de cette année qui s'ouvre le 15 septembre 2009 à 15heures a inscrit la question de Mayotte (Pt19 A/64/143), au même titre que les îles Falkland en Amérique Latine ou les îles comoriennes des Glorieuses proclamées par Madagascar. Ainsi, aucune nouveauté ! La seule chose qui nous intrigue est le fait que le gouvernement ait déplacé le Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat pour signer des accords avec le Préfet de Mayotte sur le refoulement à partir de Mayotte des ressortissants comoriens, en présence d'un haut fonctionnaire de l'Union africaine.
N'est ce pas une diplomatie d'assiette ?


Hier, jeudi 2 3 juillet 2009, l'Assemblée nationale française a voté une loi entérinant le processus de départementalisation de Mayotte, prévue en 2011. Depuis hier, j'ai visité plus de dix fois le site de Beit-Salam dans l'espoir de lire un communiqué laconique soit-il pour condamner ce vote des députés français mais en vain. Le vin est tiré. Tout le monde en boit, même à Beit Salam. En comorien, on dit :
mieux vaut utiliser rapidement votre fourchette plutôt que votre plume !

 

Mouigni Abdou
Professeur de Philosophie

Communiqué du Gouvernement de l'Union

Publié le 25/07/2009 à 07:51 par mronimutsamudu

UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement

Communiqué du Gouvernement de l'Union


Un certain nombre d'association et de mouvements politiques (qui ne disent pas leur nom) viennent de publier un communiqué dit « des associations, face au deuil national ».

Contrairement à son intitulé « face au deuil », on ne trouve dans ce communiqué aucun mot de compassion « face au deuil » qui frappe nos frères et nos sœurs et le pays tout entier. Le communiqué est une diatribe insensée contre les autorités comoriennes, avec comme cible privilégiée le chef de l'Etat, qui y est traité de tous les noms; en fait, de la récupération politique truffée d'accusations simplistes et gratuites.

Le communiqué veut faire croire que les autorités comoriennes ont pris le parti de Yemenia pour des « intérêts et autres opérations occultes », aucun début de preuve n'est évidement apporté à ces affirmations fallacieuses. Jusqu'à preuve du contraire aucune autorité comorienne n'a fait de déclaration pour défendre Yemenia. Cependant, contrairement à ceux qui s'empressent de condamner sans preuve ou qui cèdent à l'émotion ambiante, le Gouvernement, qui se doit de prendre des décisions après en avoir mûrement mesuré les conséquences, se réserve le droit et le devoir de se prononcer sur le contrat qui lie cette compagnie avec notre pays, une fois tous les éléments de l'enquête en sa possession. A l'heure actuelle les « boîtes noires » ont été repérées et tout est mis en œuvre pour les récupérer dans les jours avenir.

Il est étonnant de voir des « associations » se faire l'écho d'un lynchage médiatique et de déclarations qui cachent mal des arrières pensées politiques ou commerciales ou des intérêts financiers. Contrairement aux « Associations » qui n'ont de compte à rendre à personne et qui peuvent sans risque adopter les positions les plus démagogiques, le Gouvernement comorien se doit de penser au delà de l'émotion, par ailleurs compréhensible, et prendre en compte toutes les retombées de ses éventuelles décisions, y compris celle d'aggraver l'enclavement des Comores.

Le communiqué fait un amalgame douteux entre l'accident et la question de Mayotte, en effet, il est difficile d'établir un lien entre ce drame qui nous frappe aujourd'hui et le contentieux vieux de trente quatre ans entre la France et les Comores. Et encore une fois le communiqué avance des contre vérités. En effet, contrairement aux accusations d'une soit distante « complicité » du Gouvernement quant à la départementalisation de l'ile comorienne de Mayotte, tous les observateurs objectifs constatent les efforts de la diplomatie comorienne et les succès remportés dans les instances internationales pour faire condamner la démarche française. Les résolutions prises par l'Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes, le Mouvement des non alignés et la Communauté des Etats Sahélo sahéliens (SEN SAD) sont là pour en témoigner et cela n'était pas arrivé depuis fort longtemps. La déclaration courageuse de Son Excellence le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à la dernière Assemblée Générale des Nations Unies a été on ne peut plus clair à ce sujet : Mayotte est comorienne et le Gouvernement comorien n'a fait et ne fera aucune concession sur la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de notre pays.

Les auteurs du Communiqué semblent éprouver un malaise à évocation de la destinée et de notre croyance en ce que rien n'arrive hors la volonté d'Allah. Cette croyance musulmane ne dédouane personne de ses responsabilités. Croire le contraire dénote d'un fossé culturel et religieux profond avec la plupart des comoriens et une incompréhension étonnante, de la part de comoriens, des valeurs réelle de l'islam. Ce n'est pas du fatalisme et ça ne veut ni dire que le Gouvernement comorien ne cherche pas à connaître la vérité, ni qu'il ne convient pas de tirer les conséquences de ce drame.

Encore une fois, le Gouvernement comorien réitère sa solidarité vis-à-vis des familles durement éprouvées par ce drame épouvantable et réaffirme sa volonté de faire toute la lumière sur les circonstances de l'accident. Le Gouvernement tient à souligner qu'il n'y a pas pour lui d'intérêt supérieur à celui de la nation comorienne et que l'intérêt des familles endeuillées prime avant toute autre considération.


Moroni le 20 juillet 2009, Pour le Gouvernement de l'Union des Comores
Le Secrétaire Général du Gouvernement