CHRONIQUE DES INSOUMIS
Posté le 20.01.2008 par mronimutsamudu
Chaque lundi je partage avec vous, ma pensée, votre pensée par le biais de cette rubrique. J’ai été ému de ce courrier que j’ai eu en même temps avec le tract de Monsieur Djaffar Salim, voulant justifier la chasse à l’homme qu’ils ont livré contre moi. J’avais décidé de ne rien dire sur cet égarement intellectuel d’un grand frère mais je ne pouvais pas passer sous silence cette réaction d’un ami. Cela mérite bien « Une chronique des insoumis » puisque je le suis. A ceux qui ne l’auront pas compris…
Anjouan entre imposteurs, loups et moutons
Portrait d’un imposteur attitré ?
Le Larousse définit un imposteur comme une personne qui trompe par des fausses apparences, et qui se fait passer pour quelqu’un d’autre.
Qui veut tromper qui? Et qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas ? Telles sont les questions que je me suis posé.
Je m’attendais donc à un exposé clair et précis démontant et démontrant l’imposture du journaliste que le lecteur allait découvrir au bout du communiqué.
La plus grosse des impostures me saute aux yeux avant même de lire le communiqué. Le communiqué n’a ni signature, ni en-tête. Alors qu’il a l’apparence d’un communiqué officiel. En effet il l’est. Il émane du ministère de l’Intérieur d’Anjouan qui se cache derrière un faux nom pour publier ses écrits mensongers sur le net. A l’évidence l’imposteur ne peut pas être Kamal qui signe ses articles et précise l’objet de son blog : dénoncer (le mensonge et la propagande de la dictature) et partager l’information (qu’elle ne peut pas nous donner).
Mais l’imposture continue avec la première phrase. Elle donne un début de réponse à mes questions. « Le frère Kamal A Y, journaliste autodidacte, déshonore ce noble métier en étant la voix de la haine,…de l’appel à la guerre civile »
Frère Kamal !? Une fausse amabilité qui trahit l’auteur, habitué à la flagornerie et aux trahisons de ses amis et proches! Il est vrai qu’en tant que jeune loup aux dents longues, il est prêt à vendre sans problème de conscience père, mère et encore plus frères et soeurs et même sa femme pour quelques millions de francs. Que n’a-t-il pas fait pour mettre en faillite l’entreprise familiale ? Un boutre que sa famille restaure péniblement sans sa participation. Jusqu’où ne s’est il pas abaissé pour se maintenir à son poste de ministre? N’a –il pas récemment voulu débarquer son neveu maire de Mutsamudu devenu incontrôlable et difficile à faire bêler? Kamal un autodidacte ? Et alors il est autodidacte mais il assure. Je ne vois pas en quoi il faut designer du doigt les autodidactes ? Dans notre pays qui ne peut offrir à tous l’éducation et l’enseignement nécessaires à l’épanouissement de tout un chacun, les autodidactes qui ont choisi d’y rester et de contribuer avec modestie et succès à notre développement méritent plus d’égard que certains diplômés des grandes écoles et autres « hommes d’expérience » qui se comportent en dignes héritiers des VAT (Volontaires pour l’Anéantissement du Territoire).
Kamal la brebis galeuse du journalisme?
Ce n’est pas l’avis des quelques 7170 personnes qui ont visité son ancien blog le mois dernier. Et des 1170 autres qui l’ont suivi sur son nouveau blog ouvert depuis une semaine. Que d’autres journalistes reprennent ses informations montre, s’il en est besoin, qu’il est sérieux dans son travail et que ses analyses ne sont pas superficielles. En tout cas elles sont plus consistantes que les affirmations sans fondements qu’on veut nous faire gober au travers de ce communiqué anonyme accusant Kamal d’inciter les jeunes à la violence, à la haine, à l’intolérance et de pousser par sa plume à la guerre fratricide entre Comoriens. Mais où va-t-il chercher tout cela ?
Sur près de 150 articles publiés depuis un peu plus de 7 mois, que j’ai quotidiennement parcourus je n’ai pu trouver que l’expression d’un homme libre et qui, à visage découvert, refuse de baisser les bras. Privé de salaire, de liberté d’exercer et de circuler librement, ne pouvant rester indifférent au sort réservé à ses concitoyens, il continue contre vents et marées à nous informer sur une réalité que l’on cherche à nous cacher, à dénoncer le drame humain perpétré par une poignée de gens avide et cupide et enfin à nous donner espoir du fait même de sa résistance.
J’ai du mal à croire à la sincérité des larmes de vieux crocodile versées sur la carrière détruite du jeune journaliste Kamal. Non monsieur le lâche, qui n’ose pas assumer ses actes, l’avenir de Kamal est devant lui. Je reste convaincu que son indépendance d’esprit, son opiniâtreté dans le travail, sa loyauté et son honnêteté intellectuelle permettront à Kamal de mieux nous informer dès lors qu’il disposera pleinement de sa liberté de circuler dans une île débarrassée de la dictature et de la pensée unique « séparatiste » érigée en système étouffant dans l’œuf toute velléité d’informer et d’éduquer les citoyens sans forcement plaire au pouvoir en place.
Arrêtez messieurs d’agiter des épouvantails et de nous faire croire que Kamal travaille pour l’avènement d’une dictature de mollahs. La dictature n’est pas à venir. Elle est là, réelle. Le cas de Kamal, obligé de se cacher en est la parfaite illustration. Cette dictature est également vécue par une population au quotidien à Anjouan. Une population qui n’a pas pu choisir librement ses dirigeants et qui aujourd’hui est privée d’eau, d’électricité, de carburant, de liberté de parler, d’écouter et de voir autre chose que RTA… bref de vivre tout simplement comme des hommes. Et non comme des moutons prêts à se faire dévorer par des loups. La violence est là, visible à l’œil nu, de par les arrestations arbitraires perpétrées par des hommes cagoulés. Encore des lâches malgré leurs fusils. Oui la haine hélas est déjà là attisée par les tortures, les viols, les licenciements abusifs… Les faits sont là et têtus. N’inversez donc pas l’ordre des choses. La dictature, la violence, la haine c’est votre œuvre avec d’autres responsables. Loup parmi les loups, vous en rendrez tous compte.
Khayyam
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Les imposteurs
Posté par
ali le 21.01.2008
Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais ceraines personnes de petite taille (qu'on se le dise, je n'ai rien contre les gens de petite taille)comme Djaffar Salim, Caabi ou Gigi de Moroni ont toujours eu un dangereux plaisir à se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas. En fait ils jouent tout le temps avec l'imposture.
10 ANS D'IMPOSTURE
Posté par
ali le 21.01.2008
Pourquoi Anjouan, deuxième île de l'archipel, a fait sécession en août 1997, et a demandé son rattachement à la France.
(Par: SAMIR GHARBI, Jeune Afrique)
«Un désastre pour les Comores, qui n'avaient vraiment pas besoin de ça, et un bien mauvais coup porté à la décolonisation, la cause de tout un continent » : ce jugement lucide d'un diplomate en poste à Moroni, en cette fin d'été 1997, résume bien le sentiment général qui prévalait alors dans les chancelleries africaines et au sein des instances continentales. On aurait pu croire à une farce, imaginée par le plus grinçant des afro-pessimistes. Curieux spectacle en effet que celui offert par la population de l'île d'Anjouan, partie intégrante de la République fédérale islamique des Comores (RFIC), qui, dans un bel élan unanimiste, s'est soulevée contre les autorités centrales de Moroni pour réclamer son rattachement à la France, l'ancienne puissance coloniale ! Partagés entre incrédulité et condescendance amusée, les journalistes dépêchés sur place, français pour la plupart, n'ont pu s'empêcher de gloser sur les ratés d'une indépendance octroyée en 1975.
Et pourtant... En l'espace de trois ans, la question anjouanaise a viré du grotesque au tragique. Derrière les revendications simplistes et les explications partiales véhiculées par les agitateurs de l'Organisation pour l'indépendance d'Anjouan (Opia) se cache une réalité particulièrement complexe et malaisée à saisir.
SAMIR GHARBI,
Jeune Afrique
1997-2007: 10 ans d'imposture
Posté par
ali le 21.01.2008
Pourquoi Anjouan, deuxième île de l'archipel, a fait sécession en août 1997, et a demandé son rattachement à la France.
(Par: SAMIR GHARBI, Jeune Afrique)
«Un désastre pour les Comores, qui n'avaient vraiment pas besoin de ça, et un bien mauvais coup porté à la décolonisation, la cause de tout un continent » : ce jugement lucide d'un diplomate en poste à Moroni, en cette fin d'été 1997, résume bien le sentiment général qui prévalait alors dans les chancelleries africaines et au sein des instances continentales. On aurait pu croire à une farce, imaginée par le plus grinçant des afro-pessimistes. Curieux spectacle en effet que celui offert par la population de l'île d'Anjouan, partie intégrante de la République fédérale islamique des Comores (RFIC), qui, dans un bel élan unanimiste, s'est soulevée contre les autorités centrales de Moroni pour réclamer son rattachement à la France, l'ancienne puissance coloniale ! Partagés entre incrédulité et condescendance amusée, les journalistes dépêchés sur place, français pour la plupart, n'ont pu s'empêcher de gloser sur les ratés d'une indépendance octroyée en 1975.
Et pourtant... En l'espace de trois ans, la question anjouanaise a viré du grotesque au tragique. Derrière les revendications simplistes et les explications partiales véhiculées par les agitateurs de l'Organisation pour l'indépendance d'Anjouan (Opia) se cache une réalité particulièrement complexe et malaisée à saisir.
SAMIR GHARBI,
Jeune Afrique
je suis abassourdie
Posté par
rachida le 22.04.2008
j'ai parcourue ce site parpur hasard, et ce que je viens de lire me laisse perplexe puisque ce nom et ce prénom sont ceux de mon petit frère.je voudrai avoir des explications à ce sujet.s'agit 'il une seule et même personne.