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mronimutsamudu
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"Quand nos responsables politiques nous désespèrent, osons leurs dire stop !" KAY
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13.01.2008
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24.10.2009

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Transport aérienne

Publié le 24/10/2009 à 08:15 par mronimutsamudu

Air Austral ouvre les Comores au départ de Paris et Marseille

Air Austral ouvre à partir de la 2e quinzaine de janvier un vol hebdomadaire (lundi et mercredi) entre Roissy, Marseille et Moroni.

Ce vol continue ensuite sur Dzaouzi (Mayotte) et St Denis de la Réunion. Ce vol sera opéré en Boeing B 777-200 de 364 sièges. Par ailleurs, pour répondre à la très forte demande des Réunionnais qui souhaitent se rendre en Thaïlande pendant les fêtes de fin d’année et les vacances, la compagnie lance 5 vols ponctuels (départ lundi et retour mercredi) entre St Denis de la Réunion et Bangkok en B777-200 de 364 sièges les 21 décembre 2009, 28 décembre, 4 janvier 2010, 11 janvier et 18 janvier 2010. Ces vols ponctuels s’ajoutent aux vols hebdomadaires déjà existant opérés par Air Madagascar vers Bangkok en code share avec Air Austral en B767.



SUIVRE L,ACTUALITES AVEC FRANCE24

Publié le 19/09/2009 à 09:09 par mronimutsamudu

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Exculsif. L'interview-vérité de M. Abdouloihabi,

Publié le 17/09/2009 à 07:01 par mronimutsamudu
Exculsif. L'interview-vérité de M. Abdouloihabi,

Posté le 17/09/2009 à 06:56 par inoussa

Vous rentrez d’une visite à Mwali, en compagnie de plusieurs barons de l’opposition nationale. Objectifs et résultats de cette visite ?

Je me réjouis du dynamisme, du goût du combat politique qui animent plus que jamais l’opposition nationale en ces temps choisis délibérément par le gouvernement de l’Union pour déstabiliser les institutions, remettre en cause unilatéralement les fondements de l’Accord de Fomboni et installer le pays dans une crise politique larvée aux conséquences désastreuses.

La rencontre de Mwali était la démonstration de l’unité de l’opposition de Ndzuwani, de Mwali et de Ngazidja pour dénoncer la marginalisation de la constitution et de la loi référendaire par le Président Sambi dans sa gouvernance, pour condamner le coup de force contre l’Exécutif de l’île de Ngazidja afin d’annexer son administration, pour exiger le respect des institutions, l’organisation des élections législatives et pour montrer qu’une alternative est possible afin d’encadrer le pays jusqu’au terme du mandat légal du Président Sambi le 26 mai 2010.

Les Exécutifs de Mwali et de Ngazidja ont participé à cette rencontre. Nous soutenons la démarche de l’opposition nationale. Nous nous reconnaissons dans le communiqué qui a sanctionné les travaux et nous sommes certain que la Convergence nationale pour mai 2010 est l’expression du rejet de l’autoritarisme et de la dictature qu’impose le Président Sambi. Elle est la réponse à l’arrogance, à la suffisance et à l’intolérance de ce pouvoir de l’Union qui est devenu tellement aveugle et sourd qu’il ne respecte plus rien même l’éthique de ce mois sacré de ramadan.

Vous avez dit récemment à l’Envoyé Spécial de l’UA, J.F. Madeira que vous étiez prêt à reprendre le dialogue avec les autorités de l’Union. Avez-vous formulé, oui ou non, des préalables à cette reprise des discussions ?

Je suis par conviction un homme de dialogue, un homme de tolérance. La fonction politique exclue la rigidité psychologique et impose l’ouverture d’esprit et l’humilité surtout dans un Etat fédéral comme le nôtre, composé d’entités insulaires qui ont expérimenté une crise séparatiste. Alors, reprendre le dialogue avec les autorités de l’Union oui ! Parce qu’il aurait dû être permanent. Il n’aurait jamais dû s’interrompre. J’ai d’ailleurs écrit au Président Sambi le 12 août 2009 au lendemain de son Coup d’Etat contre le pouvoir de l’île de Ngazidja pour attirer son attention sur les dangers de son acte, lui rappeler les devoirs de sa charge et lui expliquer qu’il n’y avait aucune issue à cette crise qu’il a provoquée que le dialogue entre les Exécutifs de l’Union et des îles, encadré par la Communauté internationale. Des préalables, bien sûr que oui ! D’abord, la libération des autorités de l’île emprisonnées illégalement. La restitution des biens meubles et immeubles, patrimoine de l’île, confisqués ; la restauration de l’autonomie administrative, politique et financière anéantie en violation de la constitution, la participation à ce dialogue de la communauté internationale pour éviter les palabres inutiles sans lendemain, comme nous en avons connu et qui ont toujours été une perte de temps et une tromperie pour l’opinion, parce que le Président Sambi les considérait seulement comme une formalité, une fin en soi.

Comment fonctionne aujourd’hui le gouvernement de Ngazidja avec quatre hauts responsables (dont trois ministres) en prison ?

Cet emprisonnement est une plaie pour notre système judiciaire qui a validé une bêtise politique. J’espère que ce dérapage ne fera pas jurisprudence et que le droit s’affirmera dans toute sa rigueur, dans toute son indépendance pour protéger contre la politique et ses excès. Le Président Sambi a décapité le pouvoir de l’île. Il l’asphyxie financièrement et bloque même les salaires. Il a confisqué les véhicules des autorités insulaires emprisonnées. Il laisse la police harceler, menacer, humilier les autorités de l’île, arrêter et torturer les policiers restés loyaux au pouvoir de l’île. Alors, comment on fonctionne ? Autant qu’on peut. Dans la certitude que cet étouffement est un feu de paille, que la raison s’imposera et que la normalité constitutionnelle s’affirmera parce que le Président Sambi ne peut pas imposer la force aussi longtemps. L’Etat ne fonctionne pas par la force, le mépris et l’arrogance. Il fonctionne selon des normes. On ne peut pas s’en écarter indéfiniment. Les temps sont durs mais nous sommes les femmes et les hommes de la situation. Face à l’arbitraire et au mépris, on ne fléchira pas, malgré les privations et les provocations.

De nombreuses administrations relevant de votre tutelle, notamment les superstructures, n’ont pas perçu leurs traitements du mois de juillet. L’Union estime que vous refusez de vous conformer à la nouvelle donne constitutionnelle du pays. Jusqu’où l’île de Ngazidja peut-elle aller dans cette bataille ?

Les fonctionnaires totalisent plus de sept mois d’arriérés de salaires. C’est un échec pour la gouvernance du Président Sambi. Un tel palmarès exige un peu plus de modestie surtout quand la gabegie et la corruption s’affichent au cœur du pouvoir de l’Union avec arrogance. L’Union a décidé de sanctionner l’administration de l’île et de lui priver de salaires. C’est une conception du pouvoir du « bangwé » et non de l’Etat. Cet exemple prouve bien que nous sommes dans un Etat patrimonial. Dans un Etat organisé, on ne se fait pas justice. S’il y avait un refus de se conformer à la nouvelle donne constitutionnelle, comme vous dites, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas, il existe des instances de régulation, des instances d’arbitrage. Le Président Sambi et son gouvernement ne sont pas à ce que je crois, le juge de la constitution. Qu’on arrête ce mélange de genres et cette idée selon laquelle le Président est au-dessus de la loi et que tout lui est permis et que tout doit lui être soumis.

Je précise d’ailleurs que la rétention du salaire ne concerne pas seulement le mois de juillet. Il s’agit également du mois d’octobre et de deux mois antérieurs à la réforme constitutionnelle du 17 mai 2009 pour tous les agents de l’île et décembre 2008 pour la superstructure et les personnels subalternes qui servent à la présidence et dans ses services rattachés.

Devons-nous accepter les injonctions du Président Sambi et sa conception de l’Etat qui se détachent de la constitution ? Non, bien sûr ! Le Président de Mwali Mohamed Ali Said et moi ne nous soumettrons pas aux caprices du Président Sambi qui prétend que l’application de la loi référendaire du 17 mai 2009 nous oblige à endosser l’appellation de gouverneur et nos ministres celle de commissaires. Je rappelle que la réforme constitutionnelle ne peut pas s’appliquer sur notre mandat en cours car « la loi ne dispose que pour l’avenir ». D’ailleurs, le Président Sambi serait dans l’impossibilité d’appliquer la nouvelle réforme à son propre mandat parce qu’il lui faudrait s’appuyer sur le Vice-président représentant l’île de Ndzuwani qui, lui, devra attendre les prochaines élections présidentielles pour exister. Alors, pourquoi la nouvelle réforme doit-elle impérativement s’appliquer aux Chefs des Exécutifs des îles alors même qu’elle ne peut pas l’être pour le Président de l’Union ? N’est-ce pas là un caprice d’un monarque intolérant ? Ainsi donc, nous résisterons jusqu’à ce que le Président Sambi entende raison et cesse de prendre les pauvres agents de l’administration de l’île en otage ou jusqu’au terme légal de son mandat parce qu’il n’est pas si loin.

Comment expliquez-vous le dépassement de 5 millions constaté en juillet dernier dans la masse salariale de l’île de Ngazidja ?

J’ai entendu dire cela. Mais c’est une plaisanterie de mauvais goût qui n’a aucun fondement. Si cela avait été la raison de ce courroux contre le pouvoir de l’île, on louerait la rigueur gestionnaire du pouvoir de l’Union. Mais, soyons francs ! Je sais que ce serait trop demander que d’exiger la vérité sur quel pouvoir dépense plus en matière salariale ? Qu’en est-il de la masse salariale de la Présidence de l’Union qui a connu une augmentation exorbitante, en peu de temps, presque du simple au double ? Pourquoi ne pas publier les chiffres ? Pourquoi ne pas dire que le pouvoir de l’île de Ndzuwani a recruté 500 personnes en un an et qu’il s’enorgueillit d’ailleurs et que sur les dépassements que l’on évoque, il en est responsable. Pourquoi ces questions ne sont pas débattues en commun, mais l’on cherche toujours à taper sur Ngazidja ? Pourquoi toujours Ngazidja ? Arrêtons enfin cette obsession ! La vérité est que ce dépassement n’est pas de mon fait même si je m’en réjouis. Il s’agit de l’application d’un décret du Président Sambi qui a revalorisé les salaires des secteurs de la Santé et de l’Education.

Mais, examinons les chiffres ensemble. Ces données sont fournies par le CREF, organe du Ministère des Finances de l’Union dans lequel siègent des représentants des îles et un représentant du Fonds monétaire international. De 2008 à 2009, le budget consolidé s’élève à 15 milliards 690 millions 190. En 2009, il est de 16 milliards 378 millions. Durant cette année, l’Union a augmenté ses dépenses de 773 millions, Ndzuwani a augmenté ses dépenses de 119 millions, Mwali a augmenté ses dépenses de 77 millions, Ngazidja a diminué ses dépenses de 279 millions. Prêtons encore attention aux données suivantes : de 2007 à 2009 l’Union a augmenté sa masse salariale de 1 milliard 194 millions, Ndzuwani a augmenté sa masse salariale de 467 millions, Mwali a augmenté sa masse salariale de 133 millions, Ngazidja a diminué sa masse salariale de 467 millions. De janvier 2009 à juillet 2009, la masse salariale de Ngazidja est en baisse. Permettez que j’ajoute que ceux qui accusent n’ont pas évoqué le dépassement global, mais ont préféré pointer Ngazidja du doigt. Je vais les aider. Le dépassement global est de 200 millions. Ngazidja 5 millions, il est vrai. Mais, Ndzuwani a fait un dépassement de 115 millions et on croit utile de ne pas le dire, Mwali a fait un dépassement de 2 millions. Voilà la vérité étayée par les chiffres. Le reste est de la propagande. A chacun d’en juger !

Vous avez fermement condamné le référendum constitutionnel de mai dernier. En même temps, vous avez déclaré à Beit-Salaam être prêt à collaborer avec le Chef de l’Etat dans l’application de la nouvelle constitution. N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Absolument pas. J’ai été contre le projet de loi référendaire parce qu’il allait entre autres réviser des matières protégées de toute révision par la constitution et parce que j’avais compris qu’il allait bloquer les institutions. J’ai dit et je répète que la loi référendaire a été imposée et non votée. Il se trouve que la Cour constitutionnelle dont on connaît mon sentiment à l’égard de ses membres, l’a validée et le Président de la République l’a promulguée. Je suis le Chef d’une institution de l’Etat et non le Chef d’un parti de l’opposition. Je dois considérer malgré moi que cette loi est devenue une loi de la République. Alors, la question est de savoir comment l’appliquer pour éviter sa nocivité. C’est pourquoi j’ai dit que j’étais prêt à collaborer avec le Chef de l’Etat pour son application. N’oubliez jamais que je suis juriste et praticien au quotidien de la constitution. Malheureusement, le Président Sambi a agi en solitaire. Il a eu une lecture dictatoriale de la loi et il a créé le désordre dans les institutions.

Aujourd’hui, dans ce bras de fer entre l’Exécutif de Ngazidja et l’Union autour du conflit de compétences, l’opinion comorienne se rappelle qu’il y a un an, au foyer des femmes de Moroni, vous avez déclaré avoir reçu de l’Union « les compétences de Ngazidja ». Qu’avez-vous envie de dire à ceux qui se souviennent encore de ce discours ?

D’abord, soyons honnêtes. Il ne s’agit plus d’un conflit de compétences. Le Président Sambi s’est appuyé sur la Police et la gendarmerie pour faire un Coup d’Etat contre l’Exécutif de l’île. C’est bien autre chose parce qu’il a violé l’autonomie de l’île. Il s’est accaparé de pouvoirs constitutionnellement dévolus à l’île. Il a rompu la légalité constitutionnelle. Ensuite, soyons sincères. Ne faisons pas mentir l’histoire par commodité et convenances politiciennes. J’ai dit à l’époque, à la publication du décret du Chef de l’Etat, que les compétences de Ngazidja, dans la gestion commune des sociétés d’Etat entre l’Union et les îles, allaient être enfin respectées. Je sais que d’aucuns, lorsque mes relations avec l’Union se durcissaient, ont interprété mon propos différemment. Je me suis abondamment expliqué sur cette question. J’ai, à maintes reprises, répondu aux interrogations des uns et des autres sur ce sujet. Je sais que ceux qui sont de mauvaise foi le resteront et n’ont pas besoin de la vérité. J’ai suffisamment travaillé sur ces questions de compétences partagées. J’ai contribué de beaucoup à l’éclaircissement de nombreux domaines et apaisé de nombreux conflits que l’on doit comprendre que je ne suis pas un profane dans ces matières.

La nomination des préfets ne relève pas de votre tutelle depuis un mois. Pour justifier sa décision, l’Union soutient que les préfets sont les représentants de l’Etat dans les régions et ils ne peuvent, à ce titre, dépendre d’une entité insulaire. Que répondez-vous à cela ?

L’Union se trompe et son explication manque de poids. Cette réponse est d’une incompétence pitoyable. Vous savez, le préfet est le représentant de l’Etat dans les régions lorsqu’on est dans un Etat unitaire décentralisé comme par exemple la France. En Union des Comores, nous sommes dans un Etat fédéral. Le préfet est alors une autorité déconcentrée qui relève d’une administration autonome d’une entité fédérée, dirigée par un Exécutif élu. L’Union n’a aucune compétence dans la gestion des régions. Puis-je ajouter que la loi référendaire du 17 mai 2009 attribue « l’administration des collectivités locales » aux îles. Il s’agit bien des préfectures puisque les mairies sont gérées par des personnalités élues donc sont autonomes et ne relèvent pas directement des Exécutifs des îles.

A Mwali, vous avez déclaré que le Président Sambi viole même la nouvelle constitution adoptée en mai dernier. Pourriez-vous être explicite ?

Je persiste à dire que le Président Sambi viole la constitution et même sa loi référendaire. La loi référendaire stipule que « Chaque île établit librement sa loi statutaire », le Président Sambi impose une loi statutaire à toutes les îles par ordonnance. La loi statutaire comme la constitution de 2001 reconnaît l’autonomie aux îles, le Président Sambi annexe à l’administration de l’Union, l’administration de l’île de Ngazidja. La loi référendaire attribue « la police urbaine et rurale » à l’île, le Président Sambi fait main basse sur la police de l’île et l’oblige à la rébellion contre son autorité naturelle. Il s’autorise illégalement, sans aucun fondement constitutionnel, la transformation d’un mandat élu de Président d’île, en un mandat nommé de Gouverneur. Pure provocation ou ultime humiliation ? En tout cas, cela semble être un petit jeu amusant qui n’a pas sa place au cœur de l’Etat. J’ai évoqué déjà le cas des préfectures de régions. Je peux poursuivre les exemples qui montrent que le Président Sambi et son gouvernement appliquent une autre constitution que celle adoptée par les comoriens.

Comment expliquez-vous aujourd’hui les rapports très tendus entre vous, Mohamed Abdouloihabi, et le Chef de l’Etat dont vous étiez le Directeur de Cabinet durant plus d’un an ?

Posez-lui la question. La réponse serait peut être intéressante. Moi, j’exige le respect de la constitution et des fondements de l’Accord de Fomboni. Le relationnel n’interfère pas dans ma conception de la chose publique. Il ne s’agit pas d’avoir entre les uns et les autres des bons ou de mauvais rapports, d’être ou pas des amis quand on a à gérer l’Etat ensemble. Il faut le faire suivant les normes convenues, s’investir loyalement et totalement pour le bien de la population. Ce n’est pas parce que le Président Sambi était mon ami que je dois valider et accepter les turpitudes, les dérapages, les excès et les abus de sa gouvernance.

Certains de vos proches ont déjà rejoint le camp d’en face avec armes et bagages. Avez-vous un commentaire sur ces brusques retournements de vestes ?

Vous m’apprenez des choses. Est-ce ce qu’on dit dans le camp d’en face ou est-ce un souhait ? En tout cas, je n’en connais pas qui soient partis. J’en connais pourtant d’autres qui souffrent le martyr en prison par la volonté du pouvoir Sambi, en ce mois béni, et qui luttent avec courage, détermination et espoir pour le respect et la dignité de l’île de Ngazidja. A eux, à la police de Ngazidja restée loyale au pouvoir de l’île, aux fonctionnaires et agents des différents ministères, aux personnels des services régionaux, au personnel de la présidence et services rattachés, aux bénévoles et autres personnalités qui souffrent des privations diverses imposées par le pouvoir de l’Union et qui se sont engagés malgré tout, cœur et âme, dans ce combat légitime pour le respect de l’île et de son autonomie, je réitère mon admiration et ma confiance en la victoire, parce que le combat est juste et engage l’avenir.

Le pouvoir de l’Union a réduit à la portion congrue les prérogatives de l’Exécutif de Ngazidja. L’autonomie de l’île est aujourd’hui malmenée. Avez-vous, un instant, songé à présenter votre démission comme il se murmurait à Moroni ?

Votre constat est malheureusement la vérité. L’île de Ngazidja est piétinée par le Président Sambi et son gouvernement. Le Président Sambi et les siens utilisent et manipulent des fils de Ngazidja pour cette basse besogne. Ils montent les wangazidja, les uns contre les autres. Ils divisent la police de l’île et encouragent les rebelles soutenus par l’Union à pourchasser, harceler, arrêter et torturer les policiers restés loyaux au pouvoir de l’île. Il en est de même pour le remplacement des préfets qui peut conditionner une confrontation violente entre villages de la même région. A croire que l’on veut absolument l’affrontement dans cette île. Est-ce que j’ai songé à démissionner ? Non ! Pourquoi le ferai-je ? J’ai un mandat qui court jusqu’en 2012. Ceux qui s’affolent aujourd’hui et qui dérèglent l’ordonnancement institutionnel convenu en 2001 s’approchent du crépuscule de leur pouvoir. Ils quitteront le pouvoir qu’ils le veuillent ou non. La constitution reprendra son droit et sa marche pour être la norme suprême de l’Etat. L’étau se desserrera, l’arbitraire disparaîtra et l’on pourra continuer à servir les wangazidja et les comoriens, fidèle au mandat que nous avons reçu d’eux.

Croyez-vous à une alternance politique en 2010 ?

Elle est obligatoire pour qui aime ce pays et le vivre ensemble comorien. A elle seule, elle mérite tous les sacrifices. L’alternance au sommet de l’Etat tous les 4 ans et d’une façon tournante à travers les îles, a été une des conditions imposée par les anjouanais pour retourner vivre au sein du même Etat que les deux autres îles. Ce n’est pas un Président originaire de Ndzuwani qui va compromettre le processus. L’île de Mwali peut se sentir humiliée et insultée. Il faut tout faire pour qu’elle n’entre pas en sécession. Il faut absolument l’éviter. D’ailleurs, je ne vois pas au nom de quoi le Président Sambi souhaiterait le pire à son pays.

Comment cette union sacrée entre les Exécutifs de Mwali et de Ngazidja d’une part, et l’opposition nationale, compte-t-elle aborder les prochaines législatives ?

Dans la confiance que chaque jour qui passe nous rapproche de la sérénité et de la stabilité. Unis pour présenter une alternative crédible. Unis pour gagner parce que l’Etat a besoin d’un grand bain salvateur. Unis pour faire renaître la confiance dans le cœur de chaque comorien. Unis parce qu’une autre politique est possible et nous l’incarnons ensemble.

Comores - Politique: Mayotte, une île à louer ?

Publié le 16/09/2009 à 09:29 par mronimutsamudu

Et si l’Union des Comores louait Mayotte à la France pour une période déterminée… L’idée fait son chemin à Moroni. La première banderille a été lancée par Ahmed Abdallah Sambi lui-même, lors de son discours à la nation le 6 juillet. Le président de l’Union avait surpris, le jour de la fête de l’Indépendance, en se disant prêt à « accepter de louer Mayotte à la France, pour un bail de cinquante ans par exemple ». « La présence de la France à Mayotte ne peut pas être légale sans notre accord», avait-il ajouté.

Le 6 août, Sambi a récidivé au cours d’une entrevue avec la classe politique anjouanaise. Désireux, « après plus de trente ans de “guerre de la salive” avec la France, de changer de stratégie et d’aller vers des propositions concrètes», il s’est dit susceptible de « valider la présence de la France à Mayotte par un contrat de location », à condition que Paris reconnaisse l’« appartenance de l’île de Mayotte à l’ensemble comorien ».

Selon la présidence, l’assistance a, au cours de cette réunion, « félicité et remercié » le chef de l’État « pour cette initiative courageuse », avant d’attirer son attention « sur les risques que cette proposition pourrait comporter ».

Depuis, les militants d’un retour immédiat de Mayotte dans l’ensemble comorien gardent le silence – tout comme les élus mahorais, pour lesquels une telle solution est inenvisageable alors que l’île doit devenir, en 2011, un département français.

L’idée de la location est encore à l’état embryonnaire. Au ministère comorien des Relations extérieures, on avoue ne pas encore avoir été saisi de ce dossier. « Cela se joue à un très haut niveau », indique un haut fonctionnaire. Quant au ministère français des Affaires étrangères, il n’a pour l’heure reçu aucune proposition de ce type. L’hypothèse y est jugée « loufoque ».

Source : Jeune Afrique |

Par : Rémi Carayol, à Mayotte

LES NEWS DU JOUR

Publié le 14/09/2009 à 14:48 par mronimutsamudu

Les travaux d’aménagement du stade de Missiri ont commencé.

Le chef de l’Etat a procédé au lancement des travaux de l’aménagement du stade de Missiri à Mutsamudu lundi matin. Ces une société turcs qui est le maitre d’œuvre en collaboration avec le service des travaux publiques. Cet ouvrage consistera à couvrir la partie nord à côté du foyer culturel de la JAF. Depuis une semaine des travaux préliminaires étaient en cours et d’ici quelques semaines l’ouvrage sera remis à l’Etat comorien.

Sambi au port de Mutsamudu.

Lundi, le président Sambi a effectué une visite inopinée au port de Mutsamudu pour constater de visu les travaux de la construction des salles qui vont servir de gare maritime, côté petit quai du port. Une occasion pour le chef de l’Etat de s’enquérir auprès du directeur régional de l’APC de l’avancement des préparatifs du démarrage des travaux de dragage du port, qui doivent commencer dès la fin du mois sacré de ramadan. Selon les explications du Directeur Said Omar Azihar, « la sécurisation du port et sa mise aux normes est une priorité. Et nous attelons à cela. » Concernant le dragage du port, les travaux vont débuter dans quelques jours et nous avons trouvé une solution pour stopper l’envasement du port causé par la proximité de l’embouchure de la rivière de Mutsamudu. Nous allons construire un puisard en amont de l’embouchure pour recueillir l’eau de la rivière, la filtrer et récupéré les déchets et le sable résiduel, afin d’empêcher que le port ne s’embourbe encore. » A-t-il déclaré. 

En finir avec la langue de bois

Publié le 14/09/2009 à 14:37 par mronimutsamudu Tags : sambi Anjouan
En finir avec la langue de bois

Dimanche 14 septembre, le palais présidentiel de Dar Nour bondait de foule venue de toutes les contrées d’Anjouan pour écouter le chef de l’Etat, sur sollicitation de la population.

Ce rassemblement est demandé par les anjouanais et le chef de l’Etat n’a aucunement hésité à se prêter à un exercice jugeait il y a quelques jours très périlleux, par quelques proches de Beit salam. Nous confiait un collaborateur du président à Anjouan ce même dimanche. Mais Sambi est resté égal à lui-même. « Faire face aux problèmes et non les fuir ». Comme il a souligné au début de son allocution devant une foule assoiffée d’actions et non de promesses jamais tenues.

Hadj Métalé, un notable de la région de shissiwani, au nom des anjouanais a d’emblé retracé le tableau sombre de l’île d’Anjouan. « Bientôt 4 ans Anjouan n’a rien vu venir. Pas de réalisation, que des projets. Ces petits projets nous n’en voulons plus. Nous avons tous rêvé depuis, et maintenant que le jour se lève, interprète-nous vos rêves et dites-nous du concrets. » Martèle Meralé.

D’entrée de jeu, le chef de l’Etat, s’est dit touché par ce discours qui lui va droit au cœur car « Les espoirs des anjouanais s’amenuisent et c’est une vérité. C’est la réalité, une grande partie de vérité… » Réplique le chef de l’Etat, avant d’énumérer le parcours semé d’embuches mais pratiquement achevé avec succès «  pour donner redonner un crédit au pays, mis à mal depuis des années. (…) Notre pays était assailli par des dettes, et il fallait rapidement les éponger pour pouvoir redécoller. C’était ma priorité.» Aujourd’hui selon Sambi, la confiance est revenues et il a promis qu’à compter « de ce jour, les anjouanais verrons les profits des trois ans de patience. (…) je parle en ma qualité de président des Comores, mais aussi en tant que frère anjouanais de Mutsamudu.» A ceux qui ne croient toujours pas que les choses changent, il a cité des réalisations qui vont se faire dans les prochains jours « et non dans les prochains mois ou années » et d’autres qui sont déjà en chantier, comme les 10 millions de dollars de don de la Banque africaine de développement pour l’adductions de l’eau dans les régions de Sima et Domoni, le dragage du port de Mutsamudu qui démarre dès le mois prochain « car les premiers responsables sont déjà sur place et le bateau des équipements doit arriver à Anjouan mardi. » [Aujourd’hui ndlr]. Selon le chef de l’Etat, l’argent est déjà versé à la société kenyane par les koweitiens. Toutes les routes du pays seront refaites par les fonds de la citoyenneté économique, plus particulièrement à Anjouan, où la compagnie mixte des travaux publique à capitaux comoro-koweitiens « est déjà sur place et va s’installer à Bambao avec leur station de concassage. Des routes de 20 à 30 ans de vie, vont être construites. »  

Le 17 septembre sera un jour important pour les Comores. Le président Sambi a appelé à la population à intensifier les prières pour que « l’assemblée générale du conseil d’administration de FMI va décider de l’avenir des Comores, un espoir de voir notre dette envers ses institutions effacée. » A cette même date, le président va procéder à une série de poses des premières pierres à Domoni et à Vassy au sud de l’île, pour la construction des petits ports de passager, qui vont écourter les liaisons inter îles, condition ciné cañon pour l’obtention de la licence comme deuxième opérateur cellulaire du pays par CGH. Un projet qui initialement devrait se faire à Bimbini, mais selon des propos exclusifs recueillis par Alwatwan auprès du chef de l’Etat lundi matin, « les techniciens qui sont ici depuis la semaine dernière, ont décidé que c’est le site de Vassy avec ses eaux profondes qui répond aux normes techniques ». Et d’ajouter que « Ce n’est pas un choix politique mais technique. » Autre projet ambitieux qui se réalisera dans les prochains jours à Anjouan, c’est la construction du second aéroport international des Comores. En fait, le président Sambi a dit que le gouvernement turc a accepté de construire cet aéroport avec ses fonds propres en contre partie, de gérer les infrastructures jusqu’au remboursement total de l’investissement, dont le montant n’est pas encore connu. Des techniciens turcs sont déjà à Anjouan pour faire une étude préliminaire, et selon des confidences, deux sites sont retenus. Bambao et Pomoni. Le choix de Pomoni est le plus en vu par les techniciens turcs qui verraient plusieurs avantages, sans plus de détails.

Une autre révélation du chef du chef de l’Etat dimanche, concerne l’habitat et ses dessous. Selon le chef de l’Etat, ce projet a trainé le pas, car il (Sambi) a été mal orienté et trompé par une certaine intelligentsia du pays. Et de dire « J’ai la hantise de l’intelligentsia comorienne qui m’a induit en erreur et je vais rompre avec ses gens-là. Je ne leur donne plus crédit. Je veux des hommes de terrain et non des bureaucrates. J’ai nommé un directeur de l’habitat à Anjouan en la personne d’Ahmed Abasse, pas pour rester dans les bureaux, mais aller sur le terrain et vous verrez que les premières maisons pousseront d’ici peu. »

Anjouan a aussi besoin d’électricité. Et c’est une priorité du chef de l’Etat qui promet de tout faire pour que la requête introduite par le directeur de la société de l’électricité d’Anjouan puisse avoir les crédits nécessaires à sa réalisation. « Le Directeur de l’EDA m’a remis un projet d’électrification de toute l’île d’Anjouan. Il n’y aura désormais aucun ménage à Anjouan qui n’aura pas son branchement électrique. Le fond demandé est raisonnable et l’argent est là. Les 800 millions de nos francs demandés seront débloqués incessamment. »

Mais d’où viennent ses fonds qui donnent une assurance certaine au chef de l’Etat ? « On nous a fait l’offre d’accorder la citoyenneté économique à 4000 familles arabes pour 200 millions de dollars. Ce projet a fait couler beaucoup de salives et on m’a jeté plusieurs flèches et on continue toujours. Je me suis battu contre vents et marrées, et aujourd’hui ces fonds sont disponibles et il y a des fortes chances de les percevoir avant la fin de ce mois sacré de ramadan. (…) il y aussi le fait que les Comores sont maintenant membre du Fond Monétaire Arabe et du fait que beaucoup d’institutions financières sont prêtes à nous ouvrir les vannes financières. »

Parlant des 200 millions de la citoyenneté économique, le chef de l’Etat a dit que 175 millions soit environ 61 milliards de francs comoriens serviront à la construction des infrastructures routières et à l’aménagement du territoire. 25 millions de dollars, reviendront à l’Etat pour son fonctionnement et pour éponger des arriérés de salaire des fonctionnaires.

Il a tout de même attiré l’attention de la population anjouanaise des dangers qui guettent la nation et Anjouan en particulier. « Toutes ces efforts que j’ai déployé pour pouvoir tenir mes engagements vers ceux qui m’ont donné leur confiance, d’autres sont entrain de les saper. Tout simplement, par ce que l’heure du partage du gâteau a sonné. Anjouan doit avoir sa part et d’autre fils de ce pays ne veulent pas que cela se réalisent. Ces gens malintentionnés, sont ici à Anjouan, d’autres sont à l’étrangers et corrompent des fils de cette île pour faire tout échouer, car « Monsieur Kemba » (parlant de lui) ne doit rien faire dans ce pays qui permettra aux comoriens et plus particulièrement aux anjouanais de l’apprécier. Les complots sont en cours mais soyez vigilants. »

A écouter les commentaires de la population après ce rendez-vous dominical du chef de l’Etat, l’espoir renait.

Mais si les uns font le constat du fait que le chef de l’Etat a rompu avec la langue de bois pour être terre à terre avec son peuple, d’autres attendent voir ces nouvelles promesses pour se démentir.

KAY

Diaspora : Wema réhabilite les ruelles de Mutsamudu.

Publié le 01/09/2009 à 07:06 par mronimutsamudu
Diaspora : Wema réhabilite les ruelles de Mutsamudu.

Depuis dimanche 23 aout, Wema, une association composée exclusivement des femmes, fondée en 1997 à Nanterre en France, a lancé une opération de réhabilitation des ruelles de la Médina de Mutsamudu. Tous (ou presque) les quartiers de la Médina sont concernées. Cette opération qui a reçu l’adhésion de tous les résidents de la Médina, consiste à réhabiliter la chaussée des ruelles. Wema fourni la pouzzolane, le sable, ciment et le maçon, les riverains de donner la main d’œuvre pour poser la dalle et veiller à sa propreté. C’est ainsi que de Hampanga à Mjihari, de Hamoumbou aux abords de Mroni, comme une toile d’araignée, toutes ces petites ruelles qui faisaient jadis le charme de cette ville des milles et une beauté tentent recouvrer son diadème. Pour Fatima Salim une des membres de Wema, l’idée de réhabiliter les ruelles fait partie des soucies de la Diaspora mutsamudienne en France, de contribuer au développement de cette ville laissée à la merci de son délabrement. « Il est inconcevable d’assister notre Médina historique, tombée en ruine. Personne ici, ne se soucie de sa dégradation avancée. Et pourtant pour un rien, on peut faire beaucoup. » Nous fait-elle remarquer. Environ 7.000.000 Fc ont été débloqué par Wema pour réaliser ses ouvrages. Quelques commerçants et bonnes volontés ont aussi aidé. A l’image du chef de l’état qui à titre personnel n’est pas resté insensible à ce projet. Selon l’association Wema, Ahmed Abdallah Sambi, natif de Mutsamudu a offert 5 tonnes de ciment. Et Inaya Plaideau, la présidente d’ajouter que « s’il faudra refaire cette action prochainement, nous le ferons sans hésitation. Notre but, était de donner l’exemple, qu’avec de la volonté on peut changer positivement les choses. Nous retournons en France dans quelques jours et ce qu’on a vu ici, nous permettra de mieux se préparer pour faire encore plus. Mais il va falloir aussi que nos frères et sœurs qui sont ici ne restent pas les bras croisés. Il faut que tout le monde fasse sien le développement de notre ville et ne pas attendre que le gouvernement intervienne ou nous sommes en France. Il y a des actions que l’on peut initier localement. » Bacar, un riverain du quartier de Chougoujou d’ajouter « nos mères et nos sœurs doivent aussi faire quelques chose. Tenez, lors des mariages les associations féminines de la ville arrivent facilement à collecter des millions de francs. Si elles se mettaient, elles-aussi à faire la même chose, l’état serait jaloux. Wema est une association culturelle qui tire ses fonds dans l’organisation des manifestations culturelles en France et elle est arrivée à faire tout ça. Et pourquoi pas nous ? » Mohamed Youssouf pour sa part, préconise une campagne de sensibilisation pour préserver cet acquis : « le travail louable que nous venons de faire dans la spontanéité, a démontré que nos frères et sœurs qui résident en France pensent à nous. Mais pendant ce temps nous qui sommes ici devrons changer. Il va falloir préserver cet acquis en l’entretenant. Il est devenu presque de coutume que dès les premières goutes de pluies des riverains jettent des ordures le long des ruelles, faute d’un système de ramassage des ordures, la Médina devient une poubelle. La commune doit dorénavant jouer son rôle. Il faut mettre fin à ce jeu de se rejeter le ballon. La Mairie qui accuse l’état de ne pas l’aider et l’état qui accuse la Mairie d’incompétente. Ses travaux ne dureront pas un mois si chaque matin, chacun ne balaie sa porte et la Mairie ne réactive sa voirie et sa police municipale pour veiller à l’application stricte des lois. Je suis inquiet car je sens que personne ne se soucie à l’après réhabilitation. Une campagne de sensibilisation doit démarrer au plus vite pour conscientiser la communauté à opter pour la propreté et préservation des infrastructures de notre commune.» « Wema est une association féminine qui a pour but de promouvoir la Culture et le Folklore Mutsamudien et plus généralement comorien en France. Elle s'attache également à la protection de la femme, de l'enfance, de la jeunesse dans tous les domaines et d'une manière plus générale à la protection des droits de l'homme. » Ainsi définit-elle leur association Fatima Salim. Wema s'intéresse aussi à tout ce qui touche la santé, l'écologie et plus globalement l'environnement, l'éducation notamment dans le cadre des cours d'alphabétisation, de soutien scolaire, d'enseignement coranique etc…. Cette association composée exclusivement des femmes, fondée en 1997 à Nanterre, entend également contribuer à l'entraide tant en son sein, qu'à l'égard de la ville de Mutsamudu. Elle apporte en conséquence soutien et assistance à toutes Institutions, Organisations ou Groupements œuvrant dans ce sens.

KAY

Que la fête commence!!!!

Publié le 14/08/2009 à 08:34 par mronimutsamudu Tags : Jaojoby Anjouan
Que la fête commence!!!!

MEDINA FESTIVAL 2009, J+1

 

Tous les groupes, la sono sont arrivés à Anjouan. Sauf Latheral qui doit rentrer en fin d’après midi avec le Maria Galantha. Vendredi matin à 10h00 à un briefing avec les artistes est prévu à la J.A.F.

Jaojoby pour ne pas manquer le début du Festival, s’est trouvé dans l’obligation de prendre SimaCom.

« Pas confortable, mais je ne manquerais sous aucun prétexte le Médina Festival » m’a-t-il déclaré à sa descente du bateau.

Procès politique: Arguments et contre-arguments

Publié le 13/08/2009 à 06:57 par mronimutsamudu

Me Ahamada Mahamoud n’y est pas allée avec le dos de la cuiller pour fustiger le côté grotesque du procès des autorités de l’île de Ngazidja. « S’il s’agissait de violeurs ou de cambrioleurs, vous leur auriez accordé la clémence ; mais voilà que, pour une simple histoire de serrure, qui concerne des responsables politiques, vous avez la main lourde » a-t-il tonné.

Après avoir relevé l’incompétence du tribunal à juger des autorités d’un si haut niveau (de rang ministériel), il s’est étonné que le procès-verbal relatif à l’affaire n’ait été établi que trois jours après les faits (de surcroît par le procureur de la République) et alors que les prévenus croupissaient déjà en prison.

Le parquet estime, pour sa part, que le fait pour des responsables de défoncer une porte est un acte grave. « Ils auraient dû s’attacher les services d’un huissier avant de procéder à l’ouverture de la porte » a dit le procureur, avant d’ajouter qu’en se faisant accompagner de policiers pour aller déloger d’autres éléments de la police, ils ont voulu provoquer une guerre entre les policiers.


Source: Inoussa.centerblog.net

Tribune libre :

Publié le 13/08/2009 à 06:50 par mronimutsamudu

PROCÈS POLITIQUE : UNE JUSTICE A GÉOMÉTRIE VARIABLE


Le verdict vient de tomber. Toutes les personnes mises en cause dans l'affaire dite du «Commissariat de Moroni» viennent d'être condamnées à une peine d'emprisonnement ferme. Ce jugement sera sans nul doute diversement apprécié. Si l'on peut admettre que la loi a été strictement appliquée car il y a eu infraction, on ne peut occulter le fait que les peines prononcées soient disproportionnées par rapport aux actes reprochés. 

Ne disposant pas de tous les éléments du dossier notamment, des charges retenues par le ministère public (Procureur), nous ne pouvons pas nous prononcer de façon objective sur le fond du jugement rendu. Existe t-il vraiment des preuves suffisantes, concordantes et circonstanciées de nature à motiver les poursuites engagées? Nous ne pouvons pas l'affirmer avec certitude. Toutefois, nul besoin d'être juriste pour savoir que lorsque le juge est appelé à fixer la peine, il doit obligatoirement tenir compte non seulement de la nature et de la gravité des faits incriminés mais aussi et je dirai même surtout, de la personnalité du prévenu et de sa capacité de s'amender, de se racheter une conduite. C'est ici qu'intervient l'importance du casier judiciaire. Les condamnés étaient-ils des récidivistes ? En ma connaissance, ces personnes rentrent dans la catégorie de simples délinquants primaires. Un avertissement, c'est à dire une peine de prison avec sursis éventuellement assorti d'une mise à l'épreuve eût été plus juste et adaptée. 

Pourquoi le tribunal a t-il donc décidé d'envoyer ces hommes en prison ? Connaissant la subordination du pouvoir judiciaire à l'exécutif, on ne peut s'empêcher de penser que des juges zélés ont voulu en faire des exemples en appliquant stricto sensu, les instructions du maître de Beit Salam. Il n'est pas non plus exclu que dans la guerre qui oppose le gouverneur Abdoulwahad à son ex-mentor Sambi, qu'il y ait eu là, une volonté manifeste de les humilier et à travers eux, le patron de l'exécutif de la Ngazidja. On peut donc sans risque de se tromper parler de procès purement politique. Cela est extrêmement grave car depuis plusieurs mois, on assiste à une dégradation progressive de la situation dans notre pays et à une montée en puissance de la répression policière. L'arrestation arbitraire suivie de la mort dans des circonstances obscures du syndicaliste Farouk en est l'exemple le plus parlant. 

Il est très aisé d'expédier en prison des manifestants innocents ou des agents qui défendent leur «bifteck». On oublie toutefois de sanctionner la corruption qui se généralise. Le tribunal de Moroni s'est-il soucié de mettre à exécution les jugements rendus dans le cadre de l'affaire dite des hydrocarbures ? L'actuel ministre de l'économie, M. Barwane a t-il remboursé les 5 millions qu'il a soutiré à la SCH ? Qu'en est-il des mandats d'arrêt délivrés et des confiscations qui ont été prononcées ? Et l'affaire Bacar ? Alors que de sérieux soupçons de détournement subsistent, pourquoi le tribunal de la capitale n'a t-il pas ouvert une enquête préliminaire pour connaître la destination donnée aux milliards offerts par l'Arabie Saoudite en vue de mettre à exécution le projet habitat ? Les magistrats de notre pays se sont-ils un jour préoccupés de l'origine des fonds qui alimentent la fondation de Madame Sambi ? Tant de questions qui restent sans réponse et qui nous fondent à affirmer que notre justice est sous tutelle. C'est une justice à géométrie variable dont les décisions dépendent de votre appartenance ou non au clan Sambi. Cela est très grave. Malheureusement, à 8 mois de la fin du mandat de l'Ayatollah et devant son obsession à se maintenir au pouvoir, il est fort à parier que les libertés et les droits de l'homme seront soumis à très rude épreuve. De la capacité du peuple à faire face à l'adversité, dépendra notre salut. 

Le 13 Août 2009 // ALI Mohamed